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Amnesty International France présentera l’exposition photographique "Dignité, droits humains et pauvreté" dans la grande salle de l'Aubette à Strasbourg, du 7 au 26 avril 2014

L’exposition « Dignité », fondée sur la campagne mondiale d’Amnesty International « Exigeons la dignité », est un projet  photographique sur le rôle central des droits humains dans la lutte  contre la pauvreté, proposé par Philippe Brault, Guillaume Herbaut, Jean François Joly, Johann Rousselot et Michael Zumstein. Ce projet se compose de cinq reportages illustrant des droits  fondamentaux essentiels au respect des droits humains : la terre,  l’identité, le logement, la santé et la sécurité, en Inde, Macédoine,  Nigeria, Egypte et au Mexique.
 

Depuis sa conception, l’exposition n’a été présentée qu’à deux occasions : Paris (Hôtel de Ville) en 2010 et Toulouse en 2011. C’est donc un privilège de l’accueillir en Alsace en 2014.

En parallèle, un programme complet de manifestations autour du thème de l'exposition est proposé en Alsace tout au long du mois d’avril. 

LE PROGRAMME COMPLET :

Cliquez sur l'image pour l'agrandir
 
LA CAMPAGNE " Exgigeons la dignité "
Elle s’articule autour de trois principales revendications :
Depuis plus de cinquante ans, Amnesty International mène des recherches et des campagnes relatives aux droits humains. Son action s’est historiquement axée sur la défense des droits civils et politiques et est organisée autour de la lutte contre la répression, la torture et la peine de mort.
L’organisation milite désormais pour le respect de tous les droits humains, en insistant sur leur universalité et leur indivisibilité.
Le principe selon lequel tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits implique que chaque individu a le droit de bénéficier des mêmes possibilités de développement, d’avoir un niveau de vie décent et de vivre en toute sécurité.
Lancée en mai 2009, la campagne “Exigeons la dignité” porte sur les violations des droits humains qui participent à l’extension et à l’aggravation de la pauvreté. Elle a pour objectif de mettre en évidence l’interaction entre dénuement, insécurité, exclusion et impossibilité d’avoir voix au chapitre.
Cette campagne internationale s’échelonne jusqu’en 2015, coïncidant ainsi avec les échéances des Objectifs du millénaire pour le développement des Nations Unies.

Elle s’articule autour de trois principales revendications :
  • l’accès aux droits, aux services et à la justice pour tous : les gouvernements doivent faciliter l’accès des plus pauvres aux ressources essentielles (la terre, le logement et la santé) et éliminer les discriminations qui entravent l’accès à ces droits;
  • le respect de la capacité d’action des individus : les plus pauvres doivent pouvoir jouer un rôle majeur dans la défense de leurs droits grâce à une participation active aux débats publics et à la prise de décisions
  • l’obligation de rendre des comptes : les personnes qui vivent dans la pauvreté ont le droit de demander des comptes aux agents gouvernementaux et aux acteurs économiques responsables des atteintes à leurs droits.



LES PHOTOGRAPHES ET LEUR PROJET
Dans le cadre de cette campagne internationale, Amnesty International France a initié le projet DIGNITE.
Faire appel à des photographes engagés est une démarche inédite, dont le résultat illustre la complémentarité des écritures, leur dialogue : des images révèlent ce qu’Amnesty International dénonce tout en poursuivant la réflexion.
Les sujets retenus dans le projet DIGNITE donnent à voir comment les violations des droits humains alimentent et perpétuent la pauvreté. Au delà des chiffres et des statistiques, il restitue des histoires individuelles et redonne visage et dignité à ceux qui ne demandent que le respect auquel tout être humain a droit.
L’écriture photographique met en perspective le travail de recherche mené depuis plusieurs années par Amnesty International sur ces questions dans différentes régions du monde. Le regard des photographes s’allie à l’exigence des rapports d’Amnesty International et s’articule autour des violations de droits fondamentaux : l’accès à la terre, l’identité, le logement, la santé et la sécurité.
Au fil des reportages s’esquissent aussi les responsabilités - étatiques et / ou privées que la campagne “Exigeons la Dignité” entend dénoncer.
Un tel projet souhaite toucher des nouveaux publics mais aussi faire avancer le débat sur la pauvreté, ses ressorts et ses enjeux.

UN PROJET SIGNÉ OEIL PUBLIC
Les photographes engagés pour ce documentaire photographique sont cinq membres du collectif OEil Public (*). Amnesty International France leur a demandé de réaliser, en toute liberté, un reportage, chacun dans un pays différent. Ils ont ésélectionné ensuite les images qui consituent le projet DIGNITE.
 (*) Le projet est signé OEil Publi.c Il est né et a été réalisé avant la fermeture, en janvier 2010, du collectif de photographes OEil Public aujourd’hui dissous.


LES REPORTAGES

ÉGYPTE / les oubliés du Caire - par Philippe Brault
Les bâtiments reposent sur le sable au pied du Sinaï. Autrefois, Haggana était une frontière. Aujourd’hui c’est l’un des plus vastes taudis de la ville.
Au Caire, 40 % de la population vit dans ces zones « informelles » dont la prolifération se nourrit de l’exode rural, qui a débuté dans les années soixante.
Les lignes à haute tension bourdonnent au-dessus des toits. Les eaux usées suintent et s’infiltrent. Et pourtant ici il n’y a ni eau courante, ni électricité.
Haggana et d’autres bidonvilles du Caire sont les poubelles de cette ville et le recyclage des ordures participe de leur économie. La majorité de ses habitants vit ainsi dans des conditions de précarité et d’insalubrité extrêmes.
Rares sont ceux qui peuvent accéder à un système de santé par ailleurs insuffisant dans le pays. Habiter ces quartiers les condamne à une exclusion dont très peu parviennent à se sortir.
Et les autorités ont beau jeu de les ignorer puisque beaucoup sont inexistants aux yeux de l’administration. En Égypte, l’acte de naissance est payant. La plupart des habitants de ces taudis ne peuvent se permettre
cette dépense et n’ont donc pas d’existence légale. Sur le million d’habitants ou plus d’Haggana, seuls 1 200 ont une carte d’électeur, ce qui exclut la population des prises de décision et fait que les politiques ne leur accordent que rarement leur attention.
PHILIPPE BRAULT
Philippe Brault est photographe et chef opérateur, membre de l’agence VU’. Après avoir travaillé plusieurs années comme assistant caméra sur des documentaires et des fictions, il se tourne vers la photographie en 1993. Son travail a été publié et exposé dans le monde entier.
Prison Valley, qu’il co-réalise en 2010 avec David Dufresne, marque son retour à la caméra. Ce web documentaire sur l’industrie de la prison dans le Colorado, produit par Upian et Arte, a été récompensé par de nombreux prix internationaux (World Press Photo multimedia contest, prix Italia, prix France 24-RFI, Grimme Online Award).
En 2013, il réalise un nouveau web documentaire, Le Jeu des 1000 histoires, un regard sur la France à travers la plus ancienne émission radiophonique de France, « le jeu des 1000 € ».
En 2013, il signe aussi l’image de "Fort McMoney", un we documentaire de David Dufresne, sur l’industrie des sables bitumineux dans l’Alberta, Canada (une production Arte, Toxa, ONF) sorti en novembre 2013 (www.fortmcmoney.com)


INDE / la guerre des terres dans l’État de l’Orissa - par Johann Rousselot
Alors que l’économie nationale profite de la ferveur et de l’essor liés aux nouvelles technologies, l’État de l’Orissa, au centre-est de l’Inde, effectue sa propre révolution industrielle.
Le gouvernement local a décidé depuis quelques années d’ouvrir grand ses portes aux investissements nationaux et étrangers, en leur cédant des licences pour exploiter les réserves importantes de matières premières dont l’état regorge. L’acquisition de terres agricoles pour des projets industriels est devenue ainsi un dossier explosif en Inde.
Les gisements de minerais sont en général situés dans les régions écologiquement préservées et à forte population indigène. Pollutions diverses, déforestation, destruction de l’habitat et perte des terrains cultivés, ce scénario se déroule dans un mépris total des politiques de relogement et de réhabilitation.
Les compagnies minières dans ces régions reculées sont synonymes de malédiction, plongeant les plus faibles dans la pauvreté et le désarroi. Cette exploitation se répète inlassablement depuis des décennies sans véritable résistance ou protestation.
Ses conséquences sociales et économiques étaient largement occultées par la fierté des grands projets industriels, synonymes de progrès et de gloire nationale. Depuis quelques années cependant, un mouvement militant soutenu par des ONG, se construit et se fait entendre. Ses membres sont de plus en plus nombreux et tirent les leçons des désastres sociaux dûs à cette industrie.
Leur action sensibilise et mobilise aujourd’hui les populations fragiles et désinformées.
JOHANN ROUSSELOT
Né en 1971 à Bruxelles, où il a étudié la photographie à l’école supérieure de l’image, il devient membre de l’agence OEil Public en 2001, jusqu’en 2010. Il est ensuite représenté par la Maison de photographes signatures et les agences Laif et Redux. Exposé au festival international de photojournalisme Visa pour
l’image à Perpignan à trois reprises, et au festival Chroniques nomades à Honfleur, à la galerie Seven Star à Berlin, au Snite Museum of Art aux États-Unis, à la mairie de Paris, dans les galeries Bose Pacia et Romain Rolland en Inde, au festival Images singulières à Sète, au Koldo Mitxelena Cultural Centre, Donostia en Espagne.
Ses prix : finaliste au Sony World Photography Awards 2012, au PhotoEspana Ojodepez Volkswagen Award 2008, à la Fondation HSBC pour la photographie 2007. Lauréat du prix Kodak de la Critique photographique 2003. Bénéficiaire d’une bourse du ministère de la Culture..
Deux thèmes principaux apparaissent dans son travail. Les commencements et les nouveaux départs, des notions inspirant ses oeuvres phares depuis la premières série Balkans. La Bête et les Belles (1999-2002). Et le thème de la brutalité et de l’injustice caractérisant la machine économique mondialisée, qui détruit des
vies par millions, au sein des communautés et des écosystèmes.
Un angle d’approche prépondérant dans son projet à long terme en Inde India Shining, India Crying (2003-2009).
Les photos ci-contre sont libres de droits.

MACÉDOINE / la discrimination des Roms - par Jean-François Joly
La Macédoine compte un peu plus de 2 millions d’habitants. Suivant les sources, 6 à 10 % d’entre eux sont des Roms.
Au-delà des discriminations graves qu’ils subissent partout dans le monde, l’exclusion dont souffrent les Roms aujourd’hui en Macédoine est principalement liée aux difficultés administratives entre ce pays et les autres États de l’ex-Yougoslavie. Il est en effet très difficile pour un grand nombre de ces Roms de prouver leur origine afin d’obtenir un statut légal en Macédoine. Les pouvoirs publics refusent de leur octroyer le droit à la citoyenneté et de leur délivrer les documents indispensables pour l’accès au logement, à l’emploi et à l’éducation. De nombreuses familles vivent ainsi dans une précarité économique catastrophique.
De plus, beaucoup de Roms sont la cible d’agressions racistes, sans que la police ne leur accorde une protection suffisante. Pire, ils sont souvent victimes d’actes de torture et autres mauvais traitements de la part même des responsables de l’application des lois. Et lorsqu’ils portent plainte, il est rare que les autorités mènent de véritables enquêtes.
La « Décennie pour l’intégration des Roms » – qui a démarré en 2005 a pour objectif d’améliorer les conditions socio-économiques dans lesquelles vivent la plupart des membres de cette communauté.
Cette initiative de plusieurs pays d’Europe centrale et orientale, dont la Macédoine, vise à mettre en oeuvre des réformes et des politiques destinées à rompre le cercle vicieux de la pauvreté et de l’exclusion.
À plusieurs reprises, la Cour européenne a ainsi été saisie pour statuer dans des affaires de discrimination et violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
JEAN-FRANÇOIS JOLY
Jean-François Joly partage son activité entre des commandes presse ou institutionnelles et des travaux personnels au long cours où il privilégie le moyen et grand format à développement instantané.
Depuis plusieurs années, il a choisi d’orienter son engagement photographique vers les plus démunis. Deux projets de photographies documentaires, « Naufragés » sur des personnes rejetées vivant en marge de leur société, et « Terre d’asile, terre d’exil, l’Europe Rom » sur la place des Roms dans la construction européenne, lui ont valu le prix Alpa de la ville de Vevey, ainsi que la bourse Mosaïques du grand Duché du
Luxembourg. « Naufragés de la ville » publié en 1994 et « Résonances » publié en 2005 rassemblent l’ensemble de ces deux essais photographiques. En 2009, le Centre méditerranéen de la Photographie publie « La Grande Barre », portraits d’habitants d’un HLM de Bastia avant sa démolition. Exposant régulièrement tant en France qu’à l’étranger, il est représenté par la galerie Emotion Lydie Trigano à Paris.

MEXIQUE / violences dans la Montaña -par Guillaume Herbaut
« Ici tout le monde se méfie de tout le monde. Tout le monde a peur de mourir. Ici, c’est la région de la Montaña, située dans l’état du Guerrero, à moins de 300 kilomètres d’Acapulco, de ses hôtels de luxe, ses yachts et ses touristes ».
La personne qui me dit cela, dans son petit bureau, et qui vient de cacher un revolver sous un journal, est le journaliste local. Il vient d’être menacé de mort.
C’est une région violente, sauvage et désespérée. La première cause de mortalité est l’homicide. L’État du Guerrero est peuplé principalement par des indigènes qui vivent dans la région de la Montaña.
C’est une population très pauvre, habitant dans des villages difficiles d’accès. Pour survivre, ils n’ont pas d’autres choix que d’immigrer au nord du
Mexique ou aux USA, de s’engager auprès de la guérilla ou encore de cultiver des plantations pour les narco-trafiquants. Dans les années quatre-vingt-dix, le gouvernement, craignant un soulèvement populaire comme celui du Chiapas, lance une vaste politique de militarisation de la région.
À la pauvreté s’ajoute pour les indigènes une répression accrue.
GUILLAUME HERBAUT
Lauréat du prix Niepce en 2011, se rend depuis quelques années sur des lieux chargés d’histoire, dont il réinterroge les symboles et la mémoire. Son travail Tchernobylsty, prix Kodak de la Critique 2001, paraît aux éditions le Petit Camarguais en octobre 2003, et remporte le prix Fuji du livre l’année suivante. Après Oswiecim, un travail documentaire sur Auschwitz de nos jours – exposé au festival Transphotographiques de Lille au printemps 2005 – il s’intéresse à Skhodra, petite ville en Albanie du nord où des familles cloîtrées subissent encore la tradition de vendetta. Visa pour l’Image expose ce reportage en septembre 2004. La même année, il obtient la bourse 3P pour produire son travail sur Nagasaki et les conséquences de la bombe atomique aujourd’hui. Prix Lucien Hervé en 2004, il continue à révéler les drames invisibles. Ses oeuvres ont été exposées à Visa pour l’image en 2004, au Jeu de paume en 2005, à la Maison rouge, Foto España en 2007, à la galerie Silverstein à New-York en 2008. En 2009 puis 2012, il obtient un World Press Photo.
Il est le co-auteur du documentaire multimédia La Zone, qui obtiendra le prix France 24/RFI en 2011.
Membre fondateur de l’agence OEil Public, il est aujourd’hui représenté par l’agence INSTITUTE.

NIGERIA / les délogés de Lagos - par Michaël Zumstein
Le Nigeria est aujourd’hui le deuxième exportateur de pétrole vers les États-Unis. Les banques, les entreprises de télécommunication, les compagnies pétrolières cherchent à s’y établir et à y installer leurs personnels.
Le prix des terrains à Lagos, la capitale économique du pays, a naturellement suivi l’envolée du prix du baril.
Dans cette ville de dix millions d’habitants où il n’existe aucun code d’urbanisme, la pression démographique est énorme : de nouveaux immigrants, venus de l’intérieur du pays et des pays limitrophes, arrivent par
milliers à Lagos et s’entassent dans des bidonvilles sordides.
Attirés eux aussi par des profits conséquents, les promoteurs immobiliers (et certains membres de l’état nigérian) utilisent toutes les méthodes possibles pour récupérer la moindre maison, le moindre mètre carré de terrain les bidonvilles deviennent donc une cible privilégiée car leurs habitants ne connaissent pas leurs droits et se laissent finalement expulser.
Sur le terrain, le SERAC (Social and Economic Right Action Center) sensibilise les habitants de ces quartiers et fait pression sur l’état nigérian pour qu’il trouve une solution digne pour les milliers de personnes «expulsables “.
Mais les agents immobiliers sans scrupules continuent à harceler les propriétaires afin qu’ils leur vendent leurs biens. Comme ultime barrière à leur avidité, les propriétaires inscrivent sur les façades de leurs bâtiments «This is not for sale” (cette maison n’est pas à vendre).
MICHAËL ZUMSTEIN
Le travail de Michaël Zumstein s’inscrit dans la tradition du photojournalisme d’enquête. Il suit les conflits de République démocratique du Congo (RDC), de Côte d’Ivoire et du Soudan et fixe son regard sur les «relations ambiguës entre l’Afrique et l’Occident».
Premier photographe à entrer dans les mines de Coltan en RDC, il y dénonce les conditions d’exploitation cruelles. Son reportage sur Lokichokio interroge l’efficacité et les dérives de l’action humanitaire dans un village à la frontière du Sud-Soudan. S’intéressant aux droits de l’homme et à l’écologie, il réalise un reportage sur l’industrie du pneu au Liberia, critiquant les conditions de travail intolérables, la pollution des rivières et l’absurdité d’un commerce mondialisé.
En France, il a beaucoup travaillé sur les banlieues. Il réalise plusieurs reportages sur la cité des Courtilières et couvre les événements de Villiers-le-Bel ou de Clichy-sous-Bois.
En 2007, il a suivi pour le Monde la campagne de l’élection présidentielle et continue à produire des reportages sur l’actualité sociale et politique où rigueur journalistique et sensibilité doivent êtres associées.
En 2010, il commence un travail sur la Côte d'Ivoire : après, la crise électorale et les violences de 2011, il s'intéresse au processus de réconciliation. Grâce au soutien du Centre National des Arts Plastiques et d'Amnesty International France, il réalise le documentaire "Bons Amis" interrogeant l'avenir du pays au travers du "devoir de mémoire".
Michaël anime pour le World Press Photo des ateliers photographiques en Afrique. Il est membre de l’agence VU’ depuis mars 2010.


UNE PUBLICATION
DIGNITÉ , droits humains et pauvreté - Publié par Textuel – coédition Amnesty International – partenariat France Info - 160 pages – 105 photographies en quadrichromie – 20 euros – en librairie
Conçu comme un prolongement de l’exposition, l’ouvrage DIGNITÉ se veut avant tout un manifeste , une prise de parole forte mêlant plusieurs écritures :
- celle des photographes d’OEil Public, à travers leurs images et leurs textes, légendes et témoignages;
- celle d’Amnesty International qui appelle à une prise de conscience et une mobilisation collective.
Préface d’Esther Duflo : « L’économie, outils de lutte contre les injustices » Économiste, elle est titulaire, depuis 2009, de la première chaire internationale “ savoirs contre pauvreté » du Collège de France. Elle est une des plus jeunes professeurs au MIT (Boston).
Début 2010, elle a publié ” Le Développement humain, lutter contre la pauvret “tome 1 et “Politique de l’autonomie, lutter contre la pauvreté » , tome 2 au Seuil. Dans ces ouvrages, elle insiste sur la nécessaire mobilisation des savoirs pour faire reculer la pauvreté dans le monde.
Source : Dossier presse Amnesty International

EN SAVOIR PLUS

AMNESTY INTERNATIONAL
Créée en 1961, Amnesty International est un mouvement mondial oeuvrant pour le respect et la protection des droits humains énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Présente dans plus de 150 pays, Amnesty International compte près de 3 millions de membres et sympathisants. Essentiellement financée par ses membres et par les dons de particuliers, elle est indépendante de tout gouvernement, de toute tendance politique, de tout intérêt économique et de toute croyance religieuse.
La mission d’Amnesty International vise à :
- promouvoir l’ensemble des droits, indivisibles et universels, énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme;
- prévenir et dénoncer les graves atteintes à l’ensemble des droits humains;
- défendre les victimes de ces violations et exiger réparation.
Pour cela, Amnesty International mène des enquêtes qui donnent lieu à la publication régulière de communiqués et rapports. Ces informations sont à la source des pressions exercées sur les autorités et décideurs, de la sensibilisation du public et de la mobilisation des militants dans l’ensemble des actions de l’organisation.

OEIL PUBLIC
Créé en 1995, OEil Public est un collectif de photographes constitué en agence jusqu’en janvier 2010. Ce collectif est aujourd’hui dissous.
Les difficultés financières liées à la crise de la presse conduit ses membres à mettre un terme à leurs activités sous la forme d’une agence indépendante.
Les photographes restent engagés dans les combats qui fondent l’éthique d’OEil Public et qui en sont aussi la marque de fabrique.
Sommes de démarches individuelles, leurs reportages témoignent d’un monde en marche et placent l’homme au centre de leurs approches. Leurs travaux, de journalistes autant que d’auteurs, ont reçu les prix les plus prestigieux, ont été publiés dans le monde entier, exposés dans des musées et regroupés dans plusieurs livres.

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