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» » » » » » » » » Baromètre de Conjoncture Alsace N° 5 : Les chefs d’entreprises alsaciens demeurent optimistes !
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Le 6 février dernier, un point presse de présentation du Baromètre de Conjoncture Alsace N° 5 (février 2014)  se déroulait à la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin.
En  introduction des résultats de ce Baromètre de Conjoncture pour le premier semestre 2014, le discours de Jean-Louis HOERLEPrésident de J la CCI de Région Alsace :

«  Nous vous présentons les  résultats de notre Baromètre de conjoncture pour le premier semestre 2014. Un outil que la CCI de Région Alsace a créé en 2011,  pour collecter, deux fois par an, l’opinion des chefs d’entreprises alsaciens sur la conjoncture.
Nous posons des questions tous les 6 mois à plus de 1000 chefs d’entreprises  représentatifs des 62000 entreprises du commerce, de l’industrie et des services de note région.
Comment imaginent-ils l’évolution de leur carnet de commande, de leur chiffre d’affaires, de leur rentabilité, de leur trésorerie ?
Est-ce qu’ils ont des projets d’investissements ?
Ont-ils l’intention de recruter ou de limiter leurs effectifs ?

Avec près de 70 conseillers de la CCI de Région Alsace sur le terrain, nous avons une vision assez précise des préoccupations des entreprises.  
Mais nous avons aussi besoin de ce regard global sur l’état d’esprit de nos entrepreneurs, sur la manière dont ils se projettent dans l’avenir. C’est le but de notre baromètre de conjoncture semestriel."

Quelles sont les grandes tendances de ce baromètre (premier semestre 2014) ?
« Je donne deux axes qui seront détaillés ensuite :
  • Premièrement, nous constatons que les prévisions des chefs d’entreprises pour le second semestre 2013, se sont réalisées. Elles ont parfois même dépassé les prévisions, notamment en ce qui concerne l’évolution des emplois, même si la situation financière des entreprises alsaciennes, reste préoccupante.
  • Deuxièmement, nous voyons que les dirigeants d’entreprises alsaciens continuent à miser sur une amélioration de leur activité ou sur une hausse de leurs effectifs au premier semestre 2014. Toutefois, ils demeurent pessimistes concernant leur trésorerie.
Ce que montre ce  baromètre, c’est que nos entrepreneurs ne sont pas pessimistes quant à la capacité de leur entreprise à se développer et à vendre son savoir-faire."

Mais nos chefs d’entreprises ont le sentiment d’avoir des handicaps !
"Les entreprises alsaciennes, et plus largement les entreprises françaises doivent surmonter 3 handicaps dans la cours à la compétitivité :
  • Premier handicap : l’extraordinaire complexité administrative et normative dont nous sommes devenus les champions du monde. J’espère que le « choc de simplification », du gouvernement va permettre le plus rapidement possible à ns entreprises de se consacrer à leur fonction première : produire des biens et des services et non des formulaires. 
  • Deuxième handicap : un insupportable climat d’instabilité fiscale et sociale qui brouille la visibilité des entreprises. On invente sans cesse de nouvelles mesure qui sont modifi »es, adaptées, accentuées, reportées, remplacées ou annulées… Il faut à tout prix arrêter cela. C’est important pour nos entreprises, mais aussi un frein rédhibitoire pour les entreprises étrangères quui envisagent de s’implanter en France.
  • Enfin le troisième handicap, et non le moindre, c’est l’augmentation des prélèvements fiscaux pesant sur les entreprises et les consommateurs. Le gouvernement doitt absolument engager son chantier de mise à plat discale pour ramener les charges fiscales et sociales à un niveau compatible avec le développement des entreprises et de notre économie. " ...
"L’Étude annuelle « Paying  taxes 2014 » publiée par la Banque mondiale qui compare les régimes fiscaux de 189 pays, classe la France parmi ls pays qui taxent le plus leurs entreprises au monde.
Nous appliquons à nos PME un taux d’imposition global de 64,7% dont 51,7% pour les charges sociales alors que la moyenne mondiale s’établit à 43,1% et la moyenne européenne à 41,1%.
Ce n’est pas étonnant d’arriver à ce niveau de charges sociales lorsque l’on constate que sur une fiche de paie allemande, il y a 6 lignes et sur une fiche de paie française, une trentaine. 
Vous voyez que nous avons de réelles marges de manœuvre pour réaliser de vraies simplifications… et surtout des économies."...
" Il ne faut pas non plus oublier, qu’à proximité de nous, les économies suisse et allemande, s’en sortent très bien. Notre situation n’est pas une fatalité et il est urgent de redonner aux entreprises les capacités de créer de la richesse et de l’emploi.
Çà marche, il n’y a qu’à regarder chez nos voisins, et c’est le levier de la croissance avec un cercle vertueux qui s’en suit : nouveaux emplois, augmentation de la consommation, assainissement de la trésorerie des entreprises, capacité de développement et d’innovation, meilleure compétitivité en France
J'espère que nous verrons des signes positifs de ces changements en 2014 !
Je passe la parole à ceux qui ont réalisé cette enquête cd conjoncture. Elle va vous monter que nos 62000 dirigeants d’entreprises alsaciens sont toujours prêts à se battre. Ils n’attendent qu’une chose : que l’environnement devienne plus propice à leurs affaires ! " ...


LE BAROMÈTRE DE CONJONCTURE ALSACE N° 5  : CE QU''ON PEUT RETENIR !

Les résultats de ce Baromètre de Conjoncture Alsace N° 5 étaient présentés par Philippe EDEL - Directeur de l'Information économique à la CCI de Région Alsace :

1. VUE D'ENSEMBLE :

La situation des entreprises alsaciennes a semblé s’améliorer au 2ème semestre 2013. Si les indices d’évolution (soldes des avis à la hausse - avis à la baisse) sont restés négatifs pour la plupart des indicateurs, ils ont néanmoins tous augmenté depuis le semestre précédent.
En ce sens, les chefs d’entreprises sont un peu plus nombreux à se déclarer satisfaits de leur chiffre d’affaires ce semestre (35 %), tandis que 41 % d’entre eux l’estiment moyen / normal. Environ 1/4 des répondants jugent quant à eux la situation au 2ème semestre faible ou fragile pour l’ensemble des indicateurs d’activité et/ou financiers (26 %).
En comparant les évolutions à la hausse prévues lors de la dernière enquête et les hausses enregistrées sur le 2èmesemestre 2013, on constate que la réalité est relativement conforme aux prévisions des chefs d’entreprises, voire meilleure pour certains indicateurs, notamment les effectifs.

Quant aux prévisions concernant le début d’année 2014, les chefs d’entreprises alsaciens demeurent optimistes, comme lors des précédentes enquêtes : tous les indices d’évolution s’améliorent et deviennent positifs, à l’exception de la rentabilité.



2. PRÉVISIONS POUR LE 1ER SEMESTRE 2014 :

Bien que les prévisions optimistes soient rarement suivies de constats positifs, cela n’empêche pas les chefs d’entreprises de continuer à miser sur une amélioration de leur activité ou sur une hausse de leurs effectifs.
Toutefois, ils demeurent plus pessimistes concernant les aspects financiers liés à la trésorerie pour le 1er semestre 2014 : l’indice reste négatif, malgré une nette amélioration.


Enfin, lorsqu’on les interroge sur l’évolution de l’environnement de leur entreprise pour le début de l’année 2014, les avis sont nettement plus positifs qu’au semestre précédent : ils sont 36 % à l’estimer plutôt ou très favorable (+ 5 points), et presque autant à le juger ni favorable ni défavorable (37 %, soit + 2 points).
Seuls 27 % d’entre eux pensent qu’il sera plutôt ou très défavorable (- 7 points).




3. L'IMPACT DES DIFFÉRENTES MESURES FISCALES SUR LA CROISSANCE

Quand on interroge les chefs d’entreprises alsaciens sur l’impact des mesures fiscales sur l’économie française, lahausse du taux de la TVA est particulièrement pointée du doigt : deux tiers des dirigeants estiment qu’elle aura un effet négatif sur la croissance de l’économie française (65 %). En revanche, le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et pour l’Emploi (CICE) est la mesure qui récolte le plus d’avis favorables, avec près d’1/4 des répondants.
Mais d’une manière générale, la majorité des chefs d’entreprises jugent que des mesures fiscales comme la création d’un PEA-PME ou le CICE n’auront aucun effet sur la croissance (respectivement 73 % et 64 %). Il en est de même pour le dégel du barème de l’impôt sur le revenu (62 %), qui aurait un effet négatif selon 23 % des répondants.


Si l’on regarde les résultats par secteur d’activité ou tranche d’effectifs, on constate que :
- Comparativement à la tendance régionale, les entreprises de 50 salariés et plus s’attendent davantage à des effets positifs engendrés par la création d’un PEA-PME (41 %) et la mise en œuvre du CICE (47 %).
- Par ailleurs, les chefs d’entreprises de l’industrie sont, en proportion, plus nombreux à juger que la création d’un PEA-PME, ainsi que le CICE impacteront positivement la croissance de l’économie française (respectivement 27 % et34 %).
- Parallèlement, la proportion de dirigeants d’entreprises estimant que la hausse de la TVA aura un effet négatif est plus forte dans la construction et les commerces (respectivement 73 % et 69 %).
Selon les chefs d’entreprises alsaciens, le passage du taux normal de la TVA de 19,6 % à 20,0 % et du taux intermédiaire de 7,0 % à 10,0 % au 1er janvier 2014 aura des conséquences sur l’activité économique.
Plus de la moitié des entreprises en Alsace prévoient de répercuter la hausse du taux de TVA sur le prix de leurs produits et services : soit intégralement (45 %), soit en partie (12 %).
Toutefois, 1/3 des entreprises n’envisagent pas cette action


Ainsi, la principale conséquence de la hausse du taux de TVA, partagée par 92 % des dirigeants alsaciens,
est une augmentation des prix à l’échelle nationale.
Par ailleurs, la grande majorité des répondants estiment que cette mesure n’impactera pas l’accroissement de la compétitivité et des investissements de leur entreprise. Elle ne permettra pas non plus le développement des exportations ou l’augmentation des effectifs et des salaires nets dans les entreprises.

 Source : Baromètre de Conjoncture Alsace N° 5 - Février 2014


PACTE DE RESPONSABILITÉ

 Il est à noter que ce Baromètre de Conjoncture Alsace N° 5 de février 2014 n'intègre pas dans ses variables,  des nouvelles dispositions (plus récentes) du Pacte de responsabilité avec les entreprises, qui vise à alléger le coût du travail pour permettre aux patrons d'embaucher.
Le processus d'allègement des charges engagé en novembre 2012 avec le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) se poursuit avec la fin des cotisations familiales pour les entreprises. 

La part payée par l'employeur pour les cotisations familiales est aujourd'hui de 35 milliards d'euros.   
Raison  supplémentaire  pour que les entreprises alsaciennes retrouvent de la marge" et donc embauchent en 2014 ?
 
 




 EN SAVOIR PLUS :
 
Télécharger le Baromètre de Conjoncture Alsace N° 5
www.alsaeco.com/observatoires/conjoncture-alsacienne

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