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» » » » » » » » » » » 2014 : "De l'info travaillée en profondeur, qui aide à mieux comprendre les grands enjeux" !
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C'est dans le contexte très réglementé,  des mandats électoraux que Roland RIES et Jacques BIGOT, se sont exprimés le  mercredi 9 janvier dernier à Strasbourg, lors de la traditionnelle cérémonie des voeux à la presse.

Roland RIES - Sénateur Maire de Strasbourg    : "Ça m'amène à une première réflexion sur la difficulté de l'exercice des mandats électoraux dans le contexte très réglementé que nous connaissons aujourd'hui. 
Par exemple, il est impossible d'aider les entreprises locales à développer des marchés, c'est une préférence locale. mais en même temps, il faut faciliter la création d'entreprise et le maintien de l'emploi. On est là sur la corde raide en permanence.
De la même façon, la concertation publique que Robert Hermann mène depuis 2008 avec maestria, elle est également à mi chemin entre Charybde et Scylla  
D'un côté, il faut écouter et entendre. Sauf que l'on ne peut pas faire un projet qui soit simplement un patchwork de ce que l'on a entendu et écouté ici ou là.
Et en période électorale c'est encore pire, car comme je l'ai dit précédemment, on est ligoté et il faut faire extrêmement attention, être extrêmement vigilants à ce que nous disons.

Alors il me reste un sujet, c'est votre métier à vous, les professionnels de l'information.
Je viens de dire que la fonction élective était une fonction difficile, mais le métier de journaliste l'est au moins autant. Surtout dans le contexte d'aujourd'hui, où l'information circule, avec les réseaux sociaux de façon instantanée et jusqu'à l'autre bout de la planète. Et que la vérification des informations qui sont données par les uns ou les autres est plus qu'aléatoire. 
Donc vous êtes concurrencés, vous, par les réseaux sociaux et votre atout c'est d'être des professionnels de l'information. C'est à dire de vérifier les sources, la fiabilité de l'information, pour éviter que des rumeurs deviennent des informations.
Moi, je ne suis pas inquiet sur votre profession. Elle est irremplaçable. Elle est même le garant d'un fonctionnement démocratique de nos sociétés. Plus que jamais aujourd'hui, l'information a besoin d'être solide, d'être vérifiée...
Et l'autre élément qui me semble important, c'est  le rapport entre intelligence et émotion. Je pense qu'une information, doit faire appel à l'intelligence de celui qui la reçoit ; susciter son intelligence. Et malheureusement sur les réseaux sociaux, c'est souvent à l'émotion qu'on s'adresse et à la réponse instantanée. je pense que ce monde des réseaux sociaux est aujourd'hui à interroger et je crois que vous avez un rôle très important à jouer dans ce domaine.
J'oublie pas aussi, que  le métier que vous exercez est un métier difficile qui se transforme rapidement et que certains de vos collègues paient très cher cette liberté de l'information là ou il n'y a pas de démocratie. Je ne peux pas m'empêcher de penser aux quatre journalistes, otages  depuis 7 mois en Syrie  : Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, qui paient très cher leur attachement à cette liberté d'informer...
Vous me permettrez de finir sur des mots plus personnels. 
Et je souhaite à chacun d'entre vous, ainsi qu'à vos familles, une heureuse année 2014. Le monde des médias, n'est pas un monde bardé de certitudes sur l'avenir. Le monde de la politique a aussi ses incertitudes, notamment cette année. Mais sans vouloir prêcher par excès d'optimisme, je vous redis ma conviction profonde que votre profession rebondira. Parce qu'à l'heure de la multiplication exponentielle des informations qui circulent, il faut pouvoir compter sur de l'information travaillée. Celle qui est vérifiée et qui se rapproche le plus possible de la vérité des faits...

Jacques BIGOT : "2014, c'est aussi  la dernière année que le Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg peut s'exprimer au moment des vœux de la presse. L'an prochain, après le premier janvier 2015, il n'y aura plus de président de la communauté urbaine. Il y aura un Président de l'Eurométropole.  Et cela va être un changement, pour Strasbourg, pour l'agglomération. Parce que c'est une originalité dont nous ne mesurons pas encore aujourd'hui la portée. 
 Être Eurométropole, c'est important   pour Strasbourg et l'agglomération,  parce que cela nous conforte  dans cette ambition de porter l'agglomération vers le Rhin et de s'ouvrir... Et cela me permet de vous dire que pour la Communauté urbaine, il y a là, un tournant majeur qui va se faire à la fin de l'année 2014...
 L'Eurométropole sera aussi l'occasion de renforcer la mutualisation entre les 28 communes de l'agglomération. Mutualisation, qui au départ, était fondée sur une mutualisation des services, (l'eau, l'assainissement, les ordures ménagères, la voirie...). Demain, c'est moins là dessus que se porteront les enjeux, que sur notre capacité à avoir ensemble un projet de développement porté par l'agglomération avec la puissance de Strasbourg, mais avec également un rayonnement au-delà.
Rayonnement dans le cadre du SCoTers avec les 140 communes membres du SCoTers, qui sont de la Région Européenne de Strasbourg. Et rayonnement sur l'ensemble de la Région Alsace....
Donc je pense que l'Eurométropole va nous obliger à construire davantage le projet commun que nous devons porter. Et peut être que cette intercommunalité nouvelle va connaître un renforcement aussi important dès le mois de mars. Dès le mois de mars, parce que pour la première fois, les citoyens dans nos 28 communes seront amenés sur le même bulletin de vote à désigner à la fois, leurs conseillers municipaux dans les 28 communes, mais également, ceux qui siégeront au Conseil de Communauté Urbaine...
A partir de là, se pose tout la question de "Quel est le lien entre le citoyen et la Communauté Urbaine ?" Est-ce que nos concitoyens comprennent-ils qu'il sont membres de la Communauté Urbaine et en sentent-ils le sens. J'espère que cette notion  d'Eurométropole va leur donner une fierté d'appartenance à l'Eurométropole, mais aussi la conscience d'appartenance à une agglomération... 

Cette démocratie participative devra se faire sur l'ensemble de la Communauté Urbaine pour faire adhérer à un projet de l'Eurométropole, l'ensemble de nos concitoyens. Ce ce peut être l'occasion, par un lien plus approfondi  de retisser un meilleur signal entre le politique et le citoyen... Parce que, si nous ne créons pas ce lien, la distance va se créer encore davantage, l'individualisme et l'incompréhension. Or nous ne pouvons construire aujourd'hui de projet, que si nous arrivons à faire adhérer à ce projet le maximum de nos concitoyens et pas simplement à l'occasion d'une échéance électorale.
C'est un enjeux majeur sur lequel le rôle des médias est fondamental. L'enjeu, vous le voyez bien, que, du Maire, du Président de la Communauté Urbaine, de l'Elu, c'est être médiateur à l'égard de ses concitoyens. Ce travail de médiateur ressemble quelque peu, au travail de média que vous avez à faire... Et je pense que si les réseaux sociaux dont nous parlions précédemment sont des lieux de Forums et d'échanges, il y a besoin également d'une information en profondeur et d'une compréhension des enjeux de la société...
L'Eurométropole, c'est un travail à porter en 2014 pour qu'il soit réussi dès le 1er janvier 2015 et qu'il soit au coeur de l'expression du prochain Président de l'Eurométropole.
Tous mes voeux à l'Eurométropole." ...

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