11 déc. 2013

Plan "entrepreneurs des quartiers"

François LAMY, ministre délégué à la Ville, et Fleur PELLERIN, ministre chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique ont présenté aujourd’hui en conseil des ministres un plan « entrepreneurs des quartiers ».
Dans le prolongement des orientations du Projet de loi de programmation de la Ville et de la Cohésion urbaine, ce plan répond à la forte attente de créations d’entreprises dans les quartiers populaires et aux difficultés inhérentes aux quartiers : manque de réseau et d’accompagnement humain et manque de soutien financier.

Ce plan est un parcours où la création d’entreprises est accompagnée à chaque étape :
Dès la naissance de l’idée, avec l’ouverture d’un site internet dédié www.entreprisesdesquartiers.fr et l’élargissement du réseau Cité lab à 500 quartiers, l’accès à l’information des créateurs est facilité.
Au moment de la recherche de financement, avec un nouveau dispositif en trois volets pour améliorer l’offre de financement des entrepreneurs des quartiers populaires lancer par le ministère de la Politique de la Ville et BPI France :
· Le doublement du Prêt à la Création d’Entreprise, passant de 7 000€ à 14 000€
· Une meilleure garantie aux prêts bancaires jusqu’à 70% de la somme prêtée
· De nouveaux moyens donnés aux fonds d’investissement dédiés aux entreprises issues des quartiers : 10 Millions en 2014
De plus, une expérimentation « entrepreneurs d’avenir » sera menée dès 2014 pour permettre à des jeunes sans ressource de mener leur projet de création d’entreprise, en s’appuyant sur les dispositifs de contrat aidé, la garantie jeune et les cadres d’entrepreneuriat collectif de l’économie sociale et solidaire.

Parallèlement, l’Etat avec le programme des investissements d’avenir et la Caisse des Dépôts consacreront une enveloppe de 600 millions d’euros sur 2014-2020, pour lever des investissements privés et co-investir dans des projets transformant comme des pépinières d’entreprises, des maisons de santé, etc.
Le développement d’une offre diversifiée de locaux d’activités dans les quartiers sera encouragé.
Dés janvier 2014, un appel à projet sera lancé pour accompagner la création de 30 centres d’affaires de quartiers.
Afin de développer le commerce de proximité dans les quartiers, l’EPARECA (établissement pour l’aménagement et la restructuration des espaces commerciaux et artisanaux) prévoit l’engagement de nouvelles opérations, pour un montant de 75 M€ sur la période 2013-2015,

Enfin, les acteurs du monde économique se mobilisent en faveur de la nouvelle politique de la ville : avec les cinquante grandes entreprises engagées dans la charte « entreprises et quartiers », et les réseaux consulaires, Chambre du Commerce et de l’Industrie et Chambres des Métiers et de l’Artisanat, seront signataires des contrats de ville 2014-2020.
Ce plan « entrepreneurs des quartiers » constitue la traduction concrète des engagements pris par le Président de la République lors des Assises de l’entrepreneuriat, et des propositions formulées par Thierry BERT et Bruno LAFORESTRIE dans le cadre de leur mission.
Source : Communiqué de presse Ministèré Délégué à la Ville

EN SAVOIR PLUS :

 A propos de La Nouvelle Politique de la Ville
 « Entrepreneurs des quartiers »
Pour surmonter les défis de la crise, le développement de l’entreprenariat et de l’activité économique dans les territoires en Politique de la Ville, constitue un élément-clé de notre redressement.
Mais si l’envie d’entreprendre est forte chez les jeunes des quartiers prioritaires - ils sont une majorité à souhaiter créer leur entreprise - les difficultés rencontrées sont encore trop nombreuses : manque d’information, absence de sources de financements, défaut d’accompagnement, etc.
Il fallait donc, dans le prolongement des orientations du Projet de loi de programmation de la Ville et de la Cohésion urbaine, mettre en oeuvre les dispositifs nécessaires à l’accompagnement des projets de création d’entreprises et à l’investissement pour le développement économique des quartiers prioritaires.
C’est l’objectif du plan « entrepreneurs des quartiers » qui constitue la traduction concrète des engagements pris par le Président de la République lors des Assises de l’entreprenariat, et des propositions formulées par Thierry BERT et Bruno LAFORESTRIE dans le cadre de leur mission.
Ce plan s’appuie sur une mobilisation sans précédent de tous les acteurs publics et privés, pour soutenir l’entreprenariat comme levier d’ascension sociale dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville.
Ces mesures permettront d’accompagner les créateurs d’entreprises à toutes les étapes de leur parcours.
De l’accès simplifié à l’information au développement de leur projet, en passant par l’accès à des sources de financements spécifiques ou la lutte contre les discriminations.
Cette initiative du Gouvernement en faveur de l’esprit d’entreprise dans les quartiers en difficultés, ne représente pas seulement un espoir pour ces habitants qui subissent depuis trop longtemps, les effets de la relégation.
C’est aussi une réponse puissante aux défis économiques que nous avons à relever. Car si les habitants des quartiers subissent plus que d’autres les effets de la crise, ils constituent pourtant les ressorts dont notre pays a besoin pour retrouver le chemin de la croissance.

1/ La Banque Publique d’Investissement au service des quartiers de la politique de la ville
Les entrepreneurs issus des quartiers populaires rencontrent de nombreuses difficultés d’accès aux sources de financement pour la création ou le développement d’entreprises. Ces entrepreneurs manquent souvent d’un accompagnement solide tout au long de la phase de lancement et de développement de leur entreprise.
Le ministère de la Ville et BPI France lance un nouveau dispositif en trois volets pour améliorer l’offre de financement des entrepreneurs des quartiers populaires :
· Un Prêt à la Création d’Entreprise (PCE) amélioré : le PCE donne aux entrepreneurs issus des ZUS et des DOM de conditions particulières. Le PCE est doublé, passant de 7 000€ à 14 000€. Ce prêt est associé à l’accompagnement du créateur d’entreprise par un intermédiaire expérimenté (BGE, CitésLab, etc.).
· Une meilleure garantie aux prêts bancaires : cette garantie, pouvant aller jusqu’à 70% de la somme prêtée, permet d’inciter l’octroi de crédits bancaires aux jeunes entreprises des quartiers populaires.
· De nouveaux moyens donnés aux fonds d’investissement dédiés aux entreprises issues des quartiers : 10 Millions en 2014.
Ces dispositions s’adressent à l’ensemble des entreprises favorables au développement économique des quartiers en soutenant trois types de projets : ceux portés par des entreprises enregistrées dans les ZUS, ceux qui induisent des créations d’emplois dans ces quartiers, ceux portés par un entrepreneur issu d’une ZUS.
Ce dispositif s’appliquera à l’ensemble des  quartiers de la nouvelle géographie prioritaires qui sera arrêtée au 1er semestre 2014.
Pour les jeunes entrepreneurs des quartiers : « entrepreneurs d’avenir »
Une expérimentation « entrepreneurs d’avenir » sera menée dès 2014 pour permettre à des jeunes sans ressource de mener leur projet de création d’entreprise, en s’appuyant sur les dispositifs de contrat aidé, la garantie jeune et les cadres d’entrepreneuriat collectif de l’économie sociale et solidaire.

2/ L’information, l’accompagnement et le réseau
· Un site internet : www.entreprisesdesquartiers.fr
Un site Internet d’information hébergé par l’APCE est opérationnel depuis le 11 décembre 2013 : www.entreprisesdesquartiers.fr offrira de nombreuses informations utiles et sélectionnées que l’APCE se chargera de renouveler. Puis, plus important encore, un répertoire des différentes structures locales d’accueil pour les créateurs d’entreprises sera disponible et permettra aux personnes intéressés de trouver la structure dédiée à l’accueil des créateurs la plus proche de chez eux.
· 500 quartiers couverts par Cité lab d’ici 2020
Le premier accueil sera renforcé, notamment à travers les réseaux expérimentés comme Citéslab, qui offre divers services d’accueil et d’accompagnement destinés à favoriser la création d’entreprises dans les quartiers. Présent sur près de 300 quartiers aujourd’hui, il en couvrira 500 quartiers en 2020.
D’autres dispositifs de proximité seront encouragés, à l’exemple du bus itinérant de BGE PARIF.
· Un accompagnement renforcé
Le partenariat avec les principaux réseaux d’accompagnement (BGE, ADIE, Initiatives France, Planet Finance…) sera renforcé, dans le cadre de conventions spécifiques avec le ministère de la ville et la Caisse Des Dépôts et Consignations.
La création de plateformes d'animation et de coordination des différents réseaux d'accompagnement à l'échelle des agglomérations sera encouragée dans le cadre des contrats de ville, en s'appuyant notamment sur les expériences existantes (maisons ou réseaux de la création d’entreprises). Il s’agit de mieux faire travailler ensemble les structures existantes, sous l’impulsion politique de la collectivité locale et de l’Etat.
· Les acteurs économiques mobilisés
Les conventions en cours d’élaboration entre le ministère de la ville, CCI France et l’APCMA intégreront un volet « création d’entreprises ». La Chambre de Commerce et de l’Industrie et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat seront signataires des contrats de ville 2014-2020
Les grandes entreprises signataires de la charte entreprises et quartiers ainsi que Fondation Agir Contre l'Exclusion et IMS-Entreprendre pour la Cité apporteront un appui sous des formes diversifiées: mécénat de compétences, parrainage, politiques d'achats, mise à dispositions de locaux, prêt ou don de matériels…

3/ Une enveloppe de 600 millions d’euros pour le développement économique des quartiers prioritaires
Les quartiers prioritaires sont trop souvent exclus de la dynamique économique de leurs agglomérations, ce qui creuse les écarts territoriaux que la politique de la ville s’attache à réduire. Bien que les actions de requalification contribuent à remédier au déficit d’image et d’attractivité des quartiers, l’expérience du programme national de rénovation urbaine démontre qu’elles ne suffisent pas à surmonter une carence d’investissement privé unanimement constatée.
Le ministère délégué à la ville fait du développement économique un axe fort des futurs contrats de ville, et une composante essentielle du nouveau programme national de renouvellement urbain. Au-delà des 5 Md€ de subventions qui seront accordées par l’ANRU dans le cadre de ce programme et dont une partie concernera les activités économiques et commerciales, des moyens importants spécifiques seront déployés sur la période 2014-2020 au bénéfice de la compétitivité des territoires de la politique de la ville.
Ainsi, l’Etat confiera à l’ANRU, dans le cadre de l’action « Ville durable et solidaire » du nouveau programme d’investissements d’avenir (PIA), la gestion d’une enveloppe de 250 M€ de fonds propres destinés aux investissements à caractère économique dans les quartiers prioritaires (pépinières d’entreprises, locaux d’activité, maisons de santé, etc.), dans le but de créer un effet levier sur l’investissement privé.
Le développement d’une offre diversifiée de locaux d’activités dans les quartiers sera encouragé.
 Dés janvier 2014, un appel à projet sera lancé pour accompagner la création de 30 centres d’affaires de quartiers.
La Caisse des Dépôts, qui contribue au titre de ses missions d’intérêt général au développement économique local dans le domaine de la politique de la ville, investira de concert avec le PIA sur ce champ, portant le total des fonds à près de 600 M€ sur 2014-2020.
· Les 75 millions pour le commerce de proximité
Enfin, concernant le cas spécifique de la reconquête et de la restructuration des espaces commerciaux de proximité dans les quartiers, l’EPARECA engagera 75 M€ d’investissements nouveaux sur 2013-2015.
Source : Dossier presse '"la Nouvelle Politique de la Ville"