19 déc. 2013

Economie Circulaire : "L'efficience de l'utilisation des ressources, crée de la valeur économique, sociale et environnementale" !

150 décideurs économiques  et institutionnels alsaciens participaient le 17 décembre dernier à la Maison de l'Entreprise de Schiltigheim  à la rencontre  "Vers une économie circulaire en Alsace" avec François Michel LAMBERT, député des Bouches-du-Rhône, président de l'Institut de l'économie circulaire, et des acteurs économiques alsaciens
Au programme de cette rencontre : Une conférence de M. le député François-Michel Lambert suivie d'une table-ronde avec :  M. Ronan Sebilo  de la CCI Alsace, Mme Aurore Mourette du Port Autonome de Strasbourg, M. Daniel Merino d'Au-delà du Fil, M. Jean-Christophe Uhl de Bureau Mobile, Mlle Adélaïde Rauber, de la Jeune Chambre Economique d'Alsace.
Cette rencontre, d’initiative citoyenne, avait  lieu au lendemain de la conférence de mise en œuvre de la stratégie d’économie circulaire nationale, du  lundi 16 décembre dernier  à Gardanne.

QUELQUES PROPOS ENTENDUS

François-Michel LAMBERT  - Député de la Xème circonscription des Bouches-du-Rhône - Vice-président de la Commission du développement durable de l'Assemblée Nationale - Président-fondateur de l'Institut de l’Économie Circulaire :

"Si l'on fait une requête sur Google concernant l'économie circulaire, on peut constater que l'économie circulaire a explosé cette année de façon exponentielle en terme de résultats. De plus en plus d'entreprises commencent à se poser des questions sur  le modèle économique dans lequel nous étions et s'intéressent de près à l'économie circulaire. 
Nous avons lancé en février 2013, l'Institut de l’Économie Circulaire et si aujourd'hui elle à cette aura, c'est d'abord par ses membres et parce qu'elle est aussi portée par une  réflexion plus ancienne sur les nouveaux modèles économiques. 
Avec l'Institut de l’Économie Circulaire nous avons pu comprendre qu'il y avait un enjeu à fédérer les acteurs, dépasser les clivages et acter une dynamique autour de ce sujet. Aujourd'hui l'institut comprend  un certain nombre d'entreprises et 200 membres qui représentent la société dans sa diversité. Nous avons la chance d'avoir à nos côtés, avec  le Conseil Économique, Social et environnemental qui est la 3ème chambre parlementaire en France au sein de l'Assemblée Nationale et du Sénat. C'est donc au plus haut des institutions que nous avons la chance d'être représentés. Et au delà, nous avons également les entreprises de toutes tailles de toutes activités, des organismes de collecte, des ONG, des collectivités, quelques universités et Grandes Écoles. Donc voila une présentation très rapide des membres de l'Institut."...
L'Institut à cette première vocation  de fédérer  soutenir tous ceux qui se posaient des questions sur cet enjeu de ressources et de sentiments de modèle par rapport à cet enjeu de ressources. 
Nous avons aussi décidé de travailler en ateliers sur plusieurs bases. D'abord pour approfondir la réflexion, pour s'en nourrir. Également regarder les enjeux réglementaires, et faire évoluer la réglementation. Et enfin, pour échanger, croiser les savoirs, générer des initiatives, des dynamiques pour commencer à faire émerger des solutions  de plus en plus novatrices, dans la capacité de la démonstration de ce que l'on peut imaginer  pour  l’Économie Circulaire. Nous avons également créé le Club des parlementaires de l’Économie Circulaire qui  est un outil de lobbying pour faire bouger la loi et  regroupe à ce jour 40 parlementaires européens et nationaux. Lorsqu'on atteindra le seuil de la centaine, on aura une vraie capacité à peser sur les textes législatifs à venir." ... 


QU'EST-CE QUE L'ÉCONOMIE CIRCULAIRE ?

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Source Image: Institut de l’Économie Circulaire

"L’économie circulaire, en s’inspirant du fonctionnement des écosystèmes naturels, prouve déjà que l’efficience de l’utilisation des ressources créée à la fois de la valeur économique, sociale et environnementale.
Son objectif ultime est de parvenir à découpler la croissance économique de l'épuisement des ressources naturelles par la création de produits, services, modèles d’affaire et politiques publiques innovants.
Il s’agit par exemple de rallonger les flux de matière (réemploi, recyclage) et de produits (écoconception sans toxique ni obsolescence programmée, réparation, réutilisation puis recyclage) tout au long de la vie du produit ou service.


Ce modèle repose sur la création de boucles de valeur positives à chaque utilisation ou réutilisation de la matière ou du produit avant destruction finale.
Il met notamment l'accent sur de nouveaux modes de conception, production et de consommation, le prolongement de la durée d’usage des produits, l’usage plutôt que la possession de bien, la réutilisation et le recyclage des composants.

La gestion des déchets ne peut plus se réduire à une conséquence du modèle de production actuel. L’optimisation de l’utilisation des ressources par une écoconception pensée en amont transforme la gestion des déchets en une simple étape de la boucle matière.

1- Optimiser l’utilisation des flux de matière et d’énergie / Repenser le cycle de vie de l’objet / Un modèle de production inspiré du fonctionnement des écosystèmes

L’économie circulaire rompt avec le schéma traditionnel de production linéaire, qui va directement de l’utilisation d’un produit à sa destruction, auquel il substitut une logique de “boucle”, où l’on recherche la création de valeur positive à chaque étape en évitant le gaspillage des ressources tout en assurant la satisfaction du consommateur.


Des “boucles” de valorisation positives

Les produits sont appréhendés en tant que flux de matière et d’énergie qui sont réinjectés dans des “boucles vertueuses” successives (qu’elles soient organiques ou techniques). Comme dans les écosystèmes naturels, ce système de production sollicite le moins de ressources possible, et la matière et l’énergie ne sont ni perdues, ni gaspillées. Ce qui peut être considéré comme un déchet dans l’économie linéaire dont la seule issue est d’être enfoui ou incinéré peut – dans l’économie circulaire – avoir encore plusieurs vies.
A ce titre, il n’existe pas un parcours unique mais de multiples possibilités adaptées au produit, à ses composants et au besoin des usagers. Cette approche écosystémique permet d’optimiser le potentiel de création de valeur générée par la matière, le travail, et l’énergie.
Lors de l’achat, le consommateur doit disposer d’information sur l’empreinte écologique des produits, afin de favoriser le produit le plus économe et sain.

Eco-concevoir, anticiper la (les) vie(s) des composants et du produit

Eco-concevoir, c’est minimiser l’impact du produit sur l’environnement en prenant en compte toutes les étapes de sa vie : matières premières, fabrication, utilisation, durée de vie, réparation, recyclage et retraitement final. Dans une logique circulaire, l’usage de produits toxiques est à proscrire et le recours aux ressources renouvelables, à développer.
Si les produits sont conçus pour être déconstruits et non pas pour être simplement détruits… alors l’utilisation des ressources et composants non toxiques pourraient avoir plusieurs vies dans un processus économiquement viable.
La durabilité du produit est une composante essentielle de l’éco-conception. Il doit pouvoir être réparé, démonté, réutilisé et les matières le composant doivent pouvoir être recyclées facilement, si elles ne sont pas toxiques. L’obsolescence programmée n’est donc plus la base de la création de valeur.

Réparer d’abord, réutiliser ensuite, recycler enfin
Au fur et à mesure des boucles l’objet et les matières qui le composent seront utilisés de manière optimale en fonction de leur usure. Chacune de ces boucles sera la plus longue possible et plusieurs boucles pourront être décrites à chacun des stades successifs de la vie de l’objet : conception, vente, utilisation, réutilisation, réparation, réemploi, recyclage.
Quand l’objet ne peut plus être utilisé, les flux de matière qui le composent peuvent être prolongés au sein d’autres boucles. Tout d’abord la réparation, puis le remanufacturing qui prévoit d’extraire ses composants en état de fonctionner pour les réintégrer au cycle productif. L’étape suivante est le recyclage. Le produit recyclé ne reste pas nécessairement au sein du même secteur.
En fin de cycle, quand la matière est trop dégradée pour être réintroduite dans une boucle, elle est valorisée énergétiquement ou utilisée en méthanisation ou compostage.

2 - Avant de produire s’interroger sur le modèle de vente

L’économie circulaire est source de nouvelles logiques économiques, de bien-être social et de production de valeur

De la possession à l’usage… de nouvelles formes de consommation
L’économie de fonctionnalité est un modèle de production, de distribution et de consommation de services qui repose sur le passage de la vente d’un bien à la vente de son usage. La valeur d’un produit réside désormais dans sa fonction. Cette logique encourage une conception adaptée des biens de consommation, leur mutualisation leur réutilisation, leur modularité et leur gestion en fin de vie par le fabricant. La durabilité des produits devient un facteur essentiel et évite l’obsolescence programmée. Cette logique permet de découpler le service fourni de la quantité de produits distribués.
Par exemple il est possible de vendre l’usage d’une voiture (ex autolib) ou l’usage d’une perceuse plutôt que le produit lui-même. Cela revient donc dans ce cas à utiliser et immobiliser moins de ressources naturelles, pour le même service rendu.
Un autre exemple est la possibilité pour un fabricant de moquette de la mettre à disposition de ses clients (soit à la vente soit en location) moyennant une condition de reprise au bout de x années et remplacement par une neuve ! La matière ainsi récupérée est réintégrée dans le processus de fabrication.
A la faveur de la crise économique et de l’essor des réseaux virtuels, la logique de réemploi et de mutualisation des ressources (revendre ou donner au lieu de jeter) se développe chez les consommateurs, en témoigne l’essor du secteur de l’économie collaborative. Source de valeur économique, d’un accès généralisé du consommateur à la satisfaction de ses besoins et  créatrice de liens sociaux, elle s’inscrit dans la “boucle” de l’économie circulaire.

3 - Une logique de coopération sur les territoires

L’économie circulaire invite à une coopération entre les acteurs sur les territoires, qu’elle contribue à redynamiser par un développement économique local.

Une fabrication en synergie avec le tissu industriel : les déchets des uns sont les ressources des autres !
L’impact environnemental des process est pris en compte afin de limiter les matières premières utilisées, de faire appel aux énergies renouvelables, de réutiliser et recycler (eaux grises, chutes, récupération thermique..). Des synergies au sein de l’usine et des complexes industriels permettent de mutualiser l’usage des ressources à l’échelle d’un territoire et créer des emplois.

Une économie relocalisée créatrice d’emploi

D’une logique de concurrence non territorialisée, l’économie circulaire invite à passer à une co-construction territoriale, qui soutient le développement économique local et favorise le maintien ou la création d’emplois non délocalisables. Les territoires sont le terrain d’expérimentation privilégié pour l’économie circulaire. Fondée sur l’expérimentation, l’intelligence collective et l’entrepreneuriat, elle permet en effet de construire collectivement des équilibres durables et inventer des solutions plurielles, adaptées aux ressources et aux besoins locaux.
Pour que ce soit possible, il est nécessaire de connaître les flux de matières et de déchets sur un territoire… et mettre en place la structure permettant de mettre en relation les acteurs.

4. Une économie source de valeur économique et sociétale

Selon le cabinet McKinsey, l’économie circulaire permettrait de réaliser une économie nette minimale de 380 milliards de dollars par an en matières premières en Europe. A cette exploitation des ressources évitée s’ajoute la création valeur positive, fondée sur la consommation relocalisée, le soutien à une activité industrielle et agricole sur les territoires et le développement de nouvelles filières dédiées à la réparation, au réemploi et au recyclage. " .Source définition : Institut de l'Economie Circulaire


TÉMOIGNAGES : 5 ACTEURS ALSACIENS !
 
Ronan SEBILO - CCI  Alsace : " Aujourd'hui à la CCI Alsace, on travaille sur trois domaines liés à l'Economie circulaire : l'éco-conception, les éco-entreprises et l"écologie industrielle.
Sur l'éco-conception : c'est pour l'entreprise, mettre sur le marché en service ou un produit en tenant compte des impacts environnementaux dans la conception et le développement du produit et en intégrant les aspects environnementaux tout au long de son cycle de vie (de la matière première, à la fin de vie en passant par la fabrication, la logistique, la distribution et l'usage)...
Sur les éco-entreprises :  c'est créer une entreprise qui commercialise des solutions pour réduire l'impact  sur l'environnement.  selon les derniers chiffres, elles sont 560 éco-entreprises en Alsace.
Elles sont 55% à travailler dans le secteur des déchets, 12% dans celui de l’Énergie et 11% dans le secteur de L'Eau...
Sur l'écologie industrielle : c'est une approche encore récente du   management environnemental qui vise à limiter les impacts de l'industrie sur l'environnement. Elle s'appuie avant tout  sur  l'analyse des flux de matière et d'énergie. L'écologie industrielle cherche  à avoir une approche globale du système industriel en le représentant comme un écosystème et à le rendre compatible avec les écosystèmes naturels...

Aurore MOURETTE
- PAS ( Port Autonome de Strasbourg)

"Je vais parler des débuts d'écologie industrielle sur le port Autonome de Strasbourg... C'est une démarche autour des entreprises, sur l'avenir des entreprises et le but, c'était de les accompagner vers l'économie circulaire vers l'écologie industrielle.  Nos questionnement quand on à lancé cette étude, étaient : Quelles sont les synergies sur le PAS ? et Qu'est-ce qu'on peut faire sur le long terme entre les entreprises entre elles et entre les  entreprises et la collectivité, mais aussi entre transfrontaliers ?
L'objectif pour les entreprises était de mieux maîtriser les flux d'énergie et de matières et être moins dépendants des énergies fossiles... Avec en parallèle une optimisation des infrastructures. On a commencé une première démarche avec 16 entreprises de la zone portuaire pour leur présenter la démarche d'écologie industrielle. A partir de ces données on va mettre  ensemble en place,  un plan d'action pragmatique e avec des partenaires de la Région Alsace et faire en sorte que les entreprises concernées s'approprient cette démarche d'écologie industrielle. "...
 
Daniel MERINO
- Au-delà du Fil  
" Au delà du fil est une entreprise innovante qui se consacre à la  création et à la production de textiles économiques innovants. On propose des textiles à très forte implication écologique, des vêtements biologiques recyclables... Pour faire par exemple une chemise à partir d'une chemise, et c'est quelque chose qui nous amène très loin dans l'économie circulaire. 
Pourquoi ?
Il faut savoir que pour réaliser un  seul tee shirt cela consomme  2700 litres d'eau, 2kg de pesticides, 670 grammes de CO2 + 4 m2 de  terre arable. 
Avec nos fils qui arrivent à réduire de 98% les impacts environnementaux dans la réalisation d'un tee shirt avec des économies à très hautes valeurs environnementales.". 
On voit  bien qu'aujourd'hui  l'enjeu principal autour de l'économie circulaire, c'est de pouvoir réunir autour d'une même table toute cette diversité d'acteurs, pour que chacun y trouve sa place pour établir  et co-construire de nouveaux modèles économiques." ...

Jean-Christophe UHL 
"Je travaille dans le numérique depuis plusieurs années et j'ai pu constater que le développement des réseaux informatiques, d'internet et d'espaces collaboratifs étaient très liés à la notion de télétravail, On s'est très vitr endus compte que cette notion de télétravail était assimilée à du travail à domicile. souvent traduite par du travail à domicile. 
Avec cette réflexion que les gens à domicile n'ont pas forcement les moyens de travailler correctement, ne disposent pas forcément d'un bureau et d'un vrai espace de travail.  Et on constatait une vraie distorsion entre le souhaitable et le souhaité , de la part du salarié ou de l'entreprise faisant appel au télétravail.
Au niveau régional on a donc commencé à réfléchir à cette problématique là et on est partie dans l'idée qu'il fallait développer des tiers lieux, des télécentres, pour que les gens puissent ainsi travailler à proximité de chez eux, quelques jours par semaine... Et y trouver tous les outils pour leurs permettre de travailler...
On a ainsi ouvert un Centre à Reichstett dans lequel on va pouvoir retrouver tous ces nouveaux services. On propose donc à des télétravailleurs, des salariés d'entreprises, des entrepreneurs, des auto-entrepreneurs, des artisans, des entreprises de venir louer  de manière très flexible, des salles de réunion, des postes de travail... Elles vont prendre une connexion internet, disposer de la fibre optique et vont pouvoir ainsi travailler en utilisant ces nouveaux services.  Voilà un peu ce qui se fait à Reichstett.  
Et on a envie un peu de dupliquer sur le territoire alsacien cette expérience, pour avoir à terme, un réseau maillé de tiers lieux sur tout le territoire ." ...
 

Adélaïde RAUBER - Jeunu Chambre Économique Alsace :
" les 20 et 21 novembre derniers, nous avons organisé une action qui s'appelait Paroles d'avenir et en faveur de 10 jeunes du Club L’Etage – 1er réseau d’accompagnement des moins de 25 ans en situation de rupture sur Strasbourg.
L’action prévoyait deux temps forts :
  • Une formation à la prise de parole au cours de laquelle les jeunes ont pu améliorer la construction d’un point de vue/d’un argument : compétence nécessaire à l'insertion sociale,
  • Un atelier sur l’actualité environnementale, centré sur la fabrication et le recyclage des téléphones portables,.
Grâce au partenariat avec l’entreprise ENVIE (spécialisée sur l’activité du recyclage d’équipements électriques et électroniques), les 10 jeunes ont pu découvrir concrètement un métier de l’environnement, en recyclant pendant toute une après-midi des unités centrales d’ordinateurs.Informer, susciter l’intérêt, donner du sens à un métier, tel est l’état d’esprit  cette action Parole d'avenir." ... 
Source image : Bureau Mobile Reichstett

ACTUALITÉ DE L'ÉCONOMIE CIRCULAIRE :
A propos de la conférence du 16 décembre dernier à Gardanne… 
" Lundi 16 décembre, à l’occasion de la Conférence de mise en œuvre sur l’économie circulaire organisée à Gardanne, Philippe MARTIN, ministre de l’Écologie, du Développement durable
et de l’Énergie a réuni les acteurs mobilisés lors dela Conférence environnementale 2013 lors d’une table ronde dédiée à ce sujet.
Cette table ronde avait permis de poser les bases des chantiers à mener et d’élaborer la feuille de route gouvernementale. La conférence de Gardanne a permis de préciser la mise en oeuvre des décisions prises en septembre de manière rapide et efficace et de mobiliser tous les acteurs de l’économie circulaire : collectivités, entreprises, syndicats, associations environnementales, parlementaires, éco-organismes, services de l’Etat, etc.
Les participants de la Conférence de Gardanne se sont accordés sur les objectifs, la méthodologie et le calendrier des prochaines étapes de l’action collective en faveur de l’économie circulaire. Ont notamment été décidés :
− Un engagement des secteurs industriels : le Conseil National de l’Industrie est chargé de déterminer les actions les plus pertinentes à mettre en oeuvre selon les spécificités de chaque secteur. Les travaux seront lancés dès le dé but 2014.
− Des stratégies régionales d’économie circulaire : dès 2014, en lien avec l’Association des Régions de France et l’ADEME, une étude sera lancée pour proposer aux régions qui le souhaitent un cadre et une méthodologie commune.
Les retours d’expérience des régions pionnières nourriront cette réflexion, qui permettra à au moins quatre régions de normaliser leur démarche avant la fin 2014.
− L’ouverture d’une réflexion sur la gestion des ressources stratégiques françaises : un groupe de travail proposera des pistes pour structurer une stratégie française afin d’être force de proposition dans les débats européens qui s’annoncent pour l’été 2014.
La Conférence environnementale de septembre 2014 permettra de faire le point sur l’état d’avancement des différents chantiers engagés.

Philippe MARTIN a annoncé que l’économie circulaire ferait en plus l’objet d’un point d’étape annuel dédié."  Source : Communiqué de presse Ministère de l'Ecologie, du développement durable et de l'Energie



EN SAVOIR PLUS

http://www.institut-economie-circulaire.fr/
Télécharger le schéma de l’Économie Circulaire

 http://ademe-et-vous.ademe.fr/sites/default/files/magazine/dossier/ademevous59dossier.pdf