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» » » » » » » » » Un textile qui sauve des vies et une nouvelle méthode de coloration de la laine ont reçu les Prix Théophile Legrand de l’Innovation Textile 2013 !
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Le Prix International Théophile Legrand de l’Innovation Textile a été créé en 2009 par Dominique et Christian Cambier. 
Pour cette 5ème édition, 11 inventions, présentées par 13 candidats de 6 nationalités différentes, ont été sélectionnées. 

Deux de ces candidats ont reçu les Prix de l’Innovation Textile 2013 le samedi 5 octobre à la station touristique du ValJoly, située à 20 km de Fourmies, la ville natale de Théophile Legrand (fondateur de l’industrie lainière au 19ème siècle).


18 000 € à se partager !

D’une valeur de 18 000 €, ce Prix récompense chaque année deux chercheurs pour la création originale d’une matière, d’une fibre ou d’une étoffe (textiles techniques ou intelligents) ou la conception de nouveaux procédés de production industrielle textile. Avec des candidats venus d’Amérique du Nord, d’Asie, d’Afrique, d’Europe, du Pacifique et du Moyen-Orient, le Prix Théophile Legrand est devenu en 5 ans le plus important au niveau mondial. Il est le mieux doté dans le domaine de l’Innovation Textile. Depuis sa création en 2009, 61 candidats ont postulé au Prix Théophile Legrand. Originaires de 22 nations différentes, ces 61 candidats sont issus des 25 plus grandes universités et laboratoires textiles du monde !

Un très haut niveau en 2013

Comme l’a souligné Paul Schuler, le coordinateur du Prix Théophile Legrand : « Pour la première fois depuis son lancement en 2009 à Fourmies, il n’y a que des docteurs, et non plus des étudiants, qui ont été sélectionnés pour concourir à ce Prix ». Paul Schuler met aussi en avant « la grande diversité des projets présentés ». Il a rappelé que « ce sont des produits finis, en phase de pré-industrialisation, sur le point d’être commercialisés ou déjà en vente depuis cet été ». Du textile micro-encapsulé de parfum au textile qui sauve des vies, des composites biodégradables à base de fibres d’Alfa de Mohamed Dallel aux textiles hybrides du laboratoire de Dresden en Allemagne, des renforts en fibre naturelle de jute aux textiles électrochromes dynamiques de Ludivine Meunier, le niveau des inventions est tout simplement impressionnant ! 

Une première mondiale 100 % made in France.

Le premier Prix de l’Innovation Textile 2013 a été remis à la française Coralie Marchand, par Emmanuelle Butaud-Stubbs, Déléguée Générale de l’Union des Industries Textiles de France et Christian Cambier, descendant de Théophile Legrand. Docteur en mécanique au Laboratoire de Physique et Mécanique Textiles (LPMT) de l’Université de Haute Alsace à Mulhouse et à l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud-Alsace (ENSISA), Coralie Marchand est ingénieur R&D pour une Start up qu’elle vient de fonder. Cette jeune femme a développé une prothèse de « stent valvulaire » en fibre textile (stent tressé pour remplacement percutané de la valve et prothèse valvulaire associée) répondant à des problématiques médicales, en particulier dans le domaine cardiovasculaire. La validation préclinique de ce nouveau produit textile innovant pour le monde médical n’a pas d’équivalent au niveau mondial. Elle permet d'apporter une alternative à la chirurgie cardiaque, offrant ainsi une espérance de vie accrue aux 4 millions de patients inopérables atteints de pathologies cardiaques. 

Une invention pour sauver des vies !

Cette valve en polyester est capable de remplacer celle d’origine qui se trouve dans le cœur. Elle évite au sang de refluer dans les cavités précédentes lors de son trajet. Lors de son intervention, Coralie Marchand a précisé : « qu’il existe, à ce jour, des solutions de remplacement de cette valve, mais, elles sont soit mécaniques et nécessitent un traitement médical à vie, soit biologiques avec une durée de vie limitée ». La valve cardiaque en polyester n’a aucun de ces inconvénients, car elle peut être posée par micro-invasion, c’est-à-dire par les voies naturelles. « On utilise déjà des textiles de remplacement en chirurgie. Toutefois, ils sont généralement tubulaires et non actifs », ajoute l’ingénieur. Coralie Marchand  a expliqué que « dans le cas d’une valve, c’est plus compliqué car il faut prendre en considération des paramètres de travail, d’usure, de résistance de cette prothèse implantée. Avec l’aide du Professeur Bernard Durand, directeur du laboratoire de l’Université de Haute Alsace à Mulhouse, nous avons réussi à obtenir des résultats très prometteurs et à contourner les obstacles. Nos tests sont positifs  ».
Une start-up a donc été créée pour lever des fonds, afin de passer de l’étape expérimentale à la concrétisation industrielle. 
Source images : Théophilelegrand.com

Une avancée considérable pour le monde médical !

Pour d’évidentes raisons de confidentialité, il est impossible d’en savoir plus et de dévoiler les secrets de fabrication de ce nouveau textile médical. A l’image des applications des quatre précédents lauréats (textiles anti-feu, auto-rafraîchissant, autonettoyant et dépolluant), cette prothèse en fibre textile n’a pas fini de faire parler d’elle. C’est une avancée considérable pour le monde médical et le traitement des maladies cardiovasculaires. Les membres de la Fondation et de l’Institut de France sont particulièrement fiers de récompenser le savoir-faire d’un laboratoire français et le talent d’une jeune femme prometteuse, qui en ouvrant sa start-up, participe au développement économique de la France. Malgré une forte concurrence internationale, ce projet a été élu à l’unanimité des experts et des membres du jury : « meilleure innovation textile 2013 ». 

Un second Prix pour la Néozélandaise Fern Kelly

La seconde lauréate 2013 est une Néozélandaise. Agée de 31 ans, Fern Kelly est diplômée de l’Université Victoria à Wellington (Nouvelle Zélande). Embauchée il y a 2 ans par le laboratoire Gemtex à Roubaix, elle vient de créer sa propre start-up pour produire et commercialiser sa nouvelle méthode de coloration écologique de la laine, avec des nanoparticules d’or et d'argent. Cette méthode donne naissance à une nouvelle gamme de teintes innovantes, originales, écologiques et antibactériennes, pour la création de vêtements haut de gamme (secteur de la mode, prêt à porter de luxe) et pour les textiles d'ameublement d'intérieurs luxueux. Le processus antibactérien obtenu va aussi être développé pour la conception de vêtements dans les domaines des loisirs, de l’environnement et de la médecine. Le docteur Fern Kelly a été félicité par Dominique Cambier, fondatrice de la Fondation Théophile Legrand – Institut de France et par Patrice Gallant, Président de Clubtex pour avoir présenté « un processus scientifique extrêmement abouti, capable de limiter les impacts négatifs sur l’environnement, tout en apportant une valeur ajoutée à la laine et aux autres textiles ».

Des propriétés favorables pour l’industrie de la mode et du luxe ! 

En utilisant des colorants à base de métaux précieux (l'or et l'argent), les résultats obtenus sont impressionnants ! Le processus de teinture est respectueux de l'environnement. Le flux des déchets représente l’équivalent d’un « grain de sel ». Ils sont non toxiques et l'eau utilisée présente à sa sortie un pH neutre. Ce procédé permet la création d’un produit de qualité supérieur et de très haute valeur, aux colorations nouvelles et introuvables (association de l’or ou de l’argent, avec une laine de très haute qualité et ; 100 % pure laine). Cette coloration présente une forte résistance aux UV et ne s'altèrent pas avec le temps (la couleur n'est pas non plus dégradée par les lavages ou les frottements). L'efficacité du traitement antibactérien par l’argent sur d'autres tissus, tels que le chanvre et le lin, a aussi été testé avec succès. En raison du potentiel que représente cette nouvelle technologie, l'invention est protégée par un brevet depuis 2012 et une start-up a été créée pour produire et commercialiser cette nouvelle technologie de coloration de la laine. Cette jeune société est à la recherche d’investisseurs et de partenaires industriels pour l’aider à développer son offre et ses produits. 

Coups de cœur pour deux autres candidats 2013

La cérémonie du Prix Théophile Legrand 2013 a permis de mettre à l’honneur deux autres candidats. Arrivé en 3ème position, Ary Pauget est un ingénieur textile de 26 ans, diplômé de l’ENSAIT à Roubaix, qui a développé au Bangladesh des composites biosourcés et des renforts en fibre naturelle de jute. Baptisé « Gold of Bengal », ce projet s’est concrétisé par la réalisation de plusieurs prototypes, dont un bateau conçu avec 100% de composites en jute. Les innovations de l’entreprise Lemahieu à Saint-André-Lez-Lille (dans le Nord de la France) ont aussi marqué les esprits, avec entre autre la création et le développement d’un processus de micro-encapsulation de parfum dans une fibre textile tissée (coton). Une gamme de sous-vêtements parfumés a déjà été lancée avec succès cet été (concept du « slip qui sent bon », imaginé par la start-up « Le Slip Français »). Ce nouveau produit a terminé à la 6ème position du Prix Théophile Legrand de l’Innovation Textile 2013.

Le classement du Prix Théophile Legrand de l’Innovation Textile 2013 :

1er : Coralie Marchand (30 ans - France), Docteur en mécanique au Laboratoire de Physique et Mécanique Textiles (LPMT) de l’Université de Haute Alsace à Mulhouse. Ingénieur R&D, Start up biomédicale > Développement d’une prothèse de « stent valvulaire » en fibre textile.

2ème : Fern Kelly (31 ans – Nouvelle Zélande), Docteur de l’Université Victoria à Wellington (Nouvelle Zélande) 
Chercheur et post-doctorante au Laboratoire Gemtex à Roubaix (Laboratoire de l’ENSAIT) - Fondateur et ingénieur R&D de la start-up « Noble Bond Ltd » > Création d'une nouvelle méthode de coloration de la laine, à l’aide de nanoparticules d'or et/ou d'argent.

3ème : Ary Pauget (26 ans – France), Chef du Projet « Gold of Bengal » - Ingénieur textile, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles (ENSAIT à Roubaix – 59 - France) > Développement de composites biosourcés et de renforts en fibre naturelle de jute.

4ème : Ludivine Meunier (29 ans - France), Responsable Recherche et Développement / Qualité chez Doublet SA à Avelin (59). Superviseur du Projet Intellitex. Docteur diplômé de l’ENSAIT et du laboratoire GEMTEX à Roubaix en octobre 2012 
> Création, développement et industrialisation d’une gamme de vêtements intelligents avec afficheurs électrochromes intégrés dans la matière et d’afficheurs textiles électrochromes dynamiques.

5ème : Cornélia Sennewald (30 ans – Allemagne), Docteur et Chercheur associé à « Institute of Textile Machinery and High Performance Material Technology (ITM), Technische Universität Dresden, Germany (Allemagne) > Développement de nouvelles structures de fils métalliques et textiles tissés en trois dimensions, pour une utilisation de ces composites hybrides dans des applications légères et de très haute technologie pour le domaine de l’automobile et de l’aéronautique.
Source : Communiqué Théophilelegrand.com


EN SAVOIR PLUS

Renseignements pratiques : Paul Schuler, coordinateur du Prix :
03 27 60 73 96 ou 06 62 85 60 11
Courriel : theophile-legrand@hotmail.fr /
Site Internet : www.theophilelegrand.com

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