5 juin 2013

Les tendances 2013 de l'intranet - Par l'Observatoire de l'intranet

"Depuis 1999, L’Observatoire de l’Intranet publie chaque année une   étude de référence sur les évolutions des dispositifs intranet. Pour sa  14ème édition cette étude analyse la progression de l’intranet et des technologies de l'information dans les organisations du travail privées et publiques.  Cette observation régulière permet de dégager les principales tendances et relève les évolutions significatives, dans la durée
Sa finalité : observer le dispositif intranet pour comprendre les tendances, anticiper les évolutions et permettre aux entreprises de se benchmarker."...

L’enquête s’est déroulée du 21 janvier au 12 avril 2013 sur le site www.observatoire-intranet.com 
428 réponses valides ont été traitées - L’échantillon de l’édition 2013 correspond à un équivalent de salariés représentés de près de 6,9 millions - 86% des répondants sont français. 14% en provenance de pays d’Europe, d’Amérique du Nord et - d’Afrique
Le questionnaire, auto-administré, proposait 47 questions qui s’articulaient autour de 4 thèmes : Information et communication -  Collaboration -  Réseau social d'entreprise et fonctions sociales - Stratégie numérique

LES PRINCIPALES TENDANCES 2013 :
"Après un temps d’engouement et de communication exacerbée autour des réseaux sociaux d’entreprise, la réalité confirme bien que le déploiement de ces outils se fait de manière progressive et concertée. C’est la seule garantie du succès de leur déploiement.

 Les avancées principales sont à noter dans le déploiement des outils collaboratifs. Qu’il s’agisse des espaces collaboratifs, dont l’implémentation est désormais très organisée, ou de la gouvernance qui s’installe avec les fonctions de community management, on constate une approche plus rationnelle autour des outils numériques. Comme si l’entreprise sur ces sujets avait atteint l'âge de raison.

Les outils de communication en temps réel comme la messagerie instantanée ou la web conférence confirment une croissance continue de l’usage du numérique dans les échanges internes démontrant ainsi une bonne compréhension de leurs valeurs ajoutées opérationnelles. C’est aussi le signe d’une véritable maturité
Les accès distants pour tous types d’interactions sont possibles dans une grande majorité des cas.

L’ergonomie des sites s’adapte à la consultation sur terminaux légers dans près d’un quart des organisations.
La stratégie numérique commence à émerger même si dans ce domaine les marges de manœuvre sont conséquentes. Contexte économique tendu d’une part et pression des nouveaux usages et nouveaux outils portés par les nouvelles générations d’autre part poussent toutes les organisations à la transformation mais à des rythmes différents. " ... 

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Source Image :  www.observatoire-intranet.com 


QUELLE ES LA MATURITÉ NUMÉRIQUE DE VOTRE ENTREPRISE
Pour classifier les différents stades de maturité des intranets,  l'étude des tendances 2013 a pris  le parti d’évaluer les réponses en prenant en compte le niveau de services proposé dans les sites, couplé au niveau de gouvernance implémenté.
Elle a ainsi isolé 9 grandes catégories de socio-types : Conservateur - Consciencieux - Atypique En mouvement - Bâtisseur - Concepteur - Technophile - Avant-gardiste, - Champion
En regard de chacun de ces profils,  l'enquête décrit l’intranet correspondant complété par des précisions  apportées par les répondants.

Évolution des Socio-types de l'entreprise en 2013 :

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Les socio-types par secteur d'activité

1. Le profil  "Conservateur"

2. Le profil "Consciencieux"


3. Le profil "Atypique"


4. Le profil "En mouvement"

5. Le profil "Bâtisseur"

6. Le profil "Concepteur"

7. Le profil "Technophile"

8. Le profil "Avant-gardiste"

9. Le  profil "Champion"



SYNTHÈSE :
"Les constats de l’édition 2013 de l’Observatoire confirment la maturité de l’intranet avec néanmoins des progressions de niveaux divers en fonction des axes et la prise en compte systémique du dispositif sociotechnique qu’il représente dans cinq dimensions :
– Technologie : L’atomisation des solutions disponibles sur le marché répond à la diversité de forme des organisations du travail, comme des objectifs qu’elles visent. On note néanmoins une rationalisation progressive du marché et la recherche de solutions intégrées par les entreprises. Un leader se détache clairement.
Processus/procédures : Des progrès significatifs sont identifiés dans le déploiement de règles et d’actions de gouvernance notamment au niveau du collaboratif et des acteurs de l’intranet. L’ensemble du spectre des moyens à disposition est loin d’être totalement utilisé.
Management : Les projets collaboratifs et encore plus les projets de réseau social ne sont encore que peu souvent portés par la Direction générale. Le management intermédiaire continue d’être peu mobilisé dans ces chantiers d’évolution, il doit être plus systématiquement associé aux projets intranet afin de garantir le déploiement en profondeur et dans la durée des nouveaux usages voulus par les équipes dirigeantes et demandées par les utilisateurs.
Interaction :  L’interaction se fait principalement autour de la collaboration que ce soit dans des espaces collaboratifs ou grâce à des outils d’échanges instantanés (web conférence, instant messaging). L’installation du réseau social d‘entreprise frileuse confirme la réserve de l’organisation à donner la parole au salarié dans des cadres moins maîtrisés.
–Évaluation : La mise en place d’indicateurs (utilisation des ressources, usages, pratiques, etc.) induit l’évolution vers la notion de « pilotage par les indicateurs ». Élément indispensable d’une gouvernance bien comprise et bien déployée, cet axe apparaît le moins travaillé encore aujourd’hui. Ceci est sans doute dû en grande partie à la faiblesse des services proposés nativement par les outils qu’il s’agisse de CMS, d’outils collaboratifs ou du réseau social d’entreprise.


PROSPECTIVE
Au-delà des tendances de cette édition, cette année les courants principaux identifiés sont au nombre de trois :

1. La dimension sociale des outils se diffuse progressivement
 Le taggage du contenu en interne, son suivi et l’émergence de murs d’activités se dessinent.
 Les outils de RSE s’intègrent de plus en plus dans l’intranet mettant fin à une forme de schizophrénie de certaines organisations où plusieurs mondes cohabitaient les uns à côté des autres.
 Les outils de mise en relation et la création d’espaces collaboratifs à l’initiative des opérationnels confirme l’appropriation progressive d’un dispositif étendu au sein des organisations du travail.

2. L’accès nomade est confirmé avec ou sans les outils de l’entreprise
 Grâce à la convergence numérique qui permet depuis un point d’accéder à une multitude de services : vidéo, audio, web conférence, messagerie instantanée, voix sur IP se développent rapidement.
 L’instantanéité de l’échange prend le pas sur la production de contenus plus construits et entraîne la mise à disposition de plates-formes à l’ergonomie adaptée aux new devices : tablettes, smart phones.
 BYOD versus COPE : l’entreprise doit, dans une approche ou l’autre, faciliter l’équipement en outils mobiles.

3. La stratégie numérique s’esquisse
 Les projets de déploiement d’intranets collaboratifs et de réseaux sociaux d’entreprise ne relèvent pas encore assez souvent d’une responsabilité partagée et attestent ainsi d’un manque de perception du potentiel de transformation porté par le numérique.
 On note néanmoins une tendance à la mutualisation des équipes dans la gestion du web interne tout comme du web externe.
L’interaction se fait principalement autour de la collaboration que ce soit dans des espaces collaboratifs ou grâce à des outils d’échanges instantanés (web conférence, instant messaging). L’installation du réseau social d‘entreprise frileuse confirme la réserve de l’organisation à donner la parole au salarié dans des cadres moins maîtrisés.
  Évaluation
La mise en place d’indicateurs (utilisation des ressources, usages, pratiques, etc.) induit l’évolution vers la notion de « pilotage par les indicateurs ». Élément indispensable d’une gouvernance bien comprise et bien déployée, cet axe apparaît le moins travaillé encore aujourd’hui. Ceci est sans doute dû en grande partie à la faiblesse des services proposés nativement par les outils qu’il s’agisse de CMS, d’outils collaboratifs ou du réseau social d’entreprise." 

Réalité systémique de l'intranet :
Source Images : www.observatoire-intranet.com