15 avr. 2013

Entre ciel et terre : Mulhouse accueille Calacas, l'oeuvre forte du Théâtre Zingaro !


La Ville de Mulhouse accueille le maître écuyer Bartabas et son célèbre théâtre équestre ZINGARO, du 12 au 30 avril prochain.
Un Evénement culturel majeur dans l’Est de la France
Depuis ses premières représentations, CALACAS a séduit plus de 160 000 spectateurs en Europe.
Dès le 12 avril, le public français, allemand et suisse va découvrir à Mulhouse la dernière création originale de Bartabas et son univers si singulier.

Avec ses 14 représentations, CALACAS, la dernière mise en scène de la compagnie, se pose comme le rendez-vous incontournable de ce printemps dans le Grand-Est !
Plus de 18 000 personnes pourront  ainsi découvrir au Parc Expo de Mulhouse ce spectacle extraordinaire et envoûtant.

LA MORT, UN PRÉTEXTE POUR CÉLÉBRER LA VIE !
CALACAS, « Squelette » au Mexique, s’inspire de la tradition mexicaine de la fête des morts. Ici, la mort est prétexte à célébrer la vie ! CALACAS n’est autre qu’une danse époustouflante de l’âme joyeusement macabre.
Entre ciel et terre, entre acrobaties et voltiges, le spectacle évolue comme un carnaval endiablé au son des tambours, fanfares mexicaines et orgues de Barbarie…
Outre dix semi-remorques, un village entier de caravanes et plusieurs tonnes de matériels, CALACAS c’est aussi 30 montures d’exception, autant de cavaliers, voltigeurs, palefreniers, de nombreux musiciens et un chapiteau de 1 300 places !

ET Bartabas créé CALACAS :
Après avoir martelé la terre se son Théâtre équestre Zingaro durant plus d'un quart de siècle voici que Bartabas s'attaque au ciel. Et qu'il entend y festoyer de plus belle la camarde en cavale et les morts vivants à cheval !
Entrez dans une danse de l'âme joyeusement macabre, déroulée sous vos yeux autant qu'au-dessus de vos tête... Un double carnaval endiablé mené au son du tambour des chinchinéros, des fanfares mexicaines et des orgues de barbarie. Avec encore et toujours le cheval, le plus sûr animal psychopompe qui soit comme passeur, coursier, messager et ange gardien.

Avec CALACAS, la troupe au grand complet offre aujourd'hui au public une grande fresque colorée menée à un rythme d'enfer par ses cavaliers, musiciens, techniciens qui entraînent 29 chevaux éblouissant dans leur danse céleste !
Des chevaux qui, au fil des tableaux présentés, tels des passeurs, coursiers, messagers ou anges gardiens, conduisent l'âme des morts dans l'au-delà.

"J'ai eu l'occasion de visiter le Théâtre cette semaine, et c'est vrai que c'est impressionnant, c'est beau, çà intrigue et je crois que l'ensemble des spectateurs vont pouvoir ainsi bénéficier d'un spectacle équestre tout à fait exceptionnel. 
CALACAS à Mulhouse, c'est le pari de regrouper bien sûr la France entière mais surtout le Grand Est avec ce spectacle, le pari de permettre aussi à notre dimension transfrontalière,  de nous exprimer d'un point de vue culturel depuis Mulhouse"... Jean ROTTNER

QUAND BARTABAS NOUS RACONTE ...
" Zingaro existe depuis presque 30 ans maintenant. On peut dire que c'est presque une des dernières troupes itinérantes en Europe avec la compagnie d'Ariane Mouchkine.
L'originalité du Théâtre Équestre Zingaro, c'est que c'est de la monte avec des chevaux. une autre originalité est l'importance de la musique dans chaque spectacle... c'est universel dans ma démarche, ce qui permet au Théâtre Zingaro d'être joué dans le monde entier...
Avec les chevaux, au Théâtre Zingaro, on ne raconte pas d'histoire, c'est chaque spectateur qui se raconte sa propre histoire... Moi, je livre des tableaux, des moments, des émotions et chacun fait son tri et se raconte sa propre histoire...

Avec CALACAS, le thème, c'est le Mexique avec la fête des morts. Ce que je souhaitais au niveau de la troupe Zingaro,  c'est d'être ouvert sur le monde et  de créer son propre univers en allant picorer dans les pays traversés au travers de nos voyages. Avec cette dimension du voyage, nous avons choisi de vivre comme cela, non pas par héritage culturel, mais par choix de vie...
On travaille avec des chevaux et les chevaux c'est comme des enfants et un peu comme dans les campagnes on est un peu obligés de vivre comme les paysans avec leurs animaux, c'est-à-dire 24 heures sur 24...
Un cheval, on ne peut pas le rentrer au placard en se disant on le reprendra demain à 9 heures... Il faut être là présent tout le temps, car tout peut arriver...  
A partir du moment où on l'a sorti de son milieu naturel, on se doit d'avoir d'autant plus d'amour, de respect et d'attention pour lui, qu'il n'a pas choisi de venir ici contrairement aux autres membres de la Compagnie... 
Donc ça c'est la première leçon qui induit ensuite un mode de vie, un mode de travail.  C'est-à-dire qu'à Zingaro, souvent il n'y a pas de frontière entre la vie artistique et la vie privée... On vit sur notre lieu de travail et   on est habités par notre travail pratiquement 24 heures sur 24... C'est une notion très importante pour moi et qui se ressent, je crois à travers le spectacle... Les spectateurs comprennent bien que pour en arriver à faire cette aventure théâtrale, il y a un mode de vie derrière.

Avec CALACAS, on a voulu mettre en avant la sensualité des chevaux et désincarner un peu l'être humain... Au départ il y avait un peu cette volonté, c'est pourquoi on a eu l'idée de cette danse macabre. Et très vite la culture qui nous est apparue comme la plus apte à faire ressortir cette danse macabre, c'est cette fête des morts au Mexique parce qu'elle est très forte en images.. Cela m'intéressait d'aller puiser dans cette culture pour montrer que nos représentations de la mort (fuite, évitement,  on la cache)  n'ont pas été toujours comme cela et que la mort peut être aussi joyeuse...


A propos des musiciens et du cycle de création de Zingaro
"Il faut savoir que la base de la Compagnie, ce sont tout de même les musiciens... Et il y a des gens qui travaillent avec moi depuis plus de vingt ans... Et les seuls qui sont vraiment invités pour chaque projet, ce sont les musiciens. Ils vivent avec nous pendant deux ans et demi, trois ans, le temps d'un projet. pour une raison très simple, ce n'est pas une volonté de ma part, c'est une raison avant tout économique. C'est une contrainte comme une autre. J'aime bien les contraintes, car au lieu de se battre contre, on va travailler avec. 
Il faut savoir que pour un projet Zingaro, on s'endette pour presque qu'un million d'euros à chaque fois. Et que donc, il nous faut plus d'un an pour rembourser nos dettes et l'année suivante pour mettre un peu de côté pour pouvoir commencer des répétitions... C'est un peu ça qui a donné le cycle de la Compagnie Zingaro et j'en ai fait pratiquement une méthode de travail, c'est ce cycle qui justifie en fait,  de passer à une autre création."...
Au niveau du Mexique, le spectre musical qui m'intéressait était très très large et qu'il allait des musiques chamaniques indiennes qui sont la base des musiques mexicaines, jusqu'à des musiques du 19ème,  plus contemporaines. Tout ce spectre là qui sont des musiques anciennes  avec des auteurs qui n'existent plus, je n'ai pas pu trouver des musiciens sur un spectre aussi large.  Donc je me suis appuyé pour une des rares fois au Théâtre Zingaro sur de la musique enregistrée. Mais j'ai voulu qu'elle soit accompagnée et soutenue par une section rythmique en live. Donc on a une section rythmique qui joue en live et deux chinchinéros qui sont des musiciens de rythme chiliens, c'est assez rare, ce sont des musiciens acrobates, danseurs qui jouent en dansant et c'est assez spectaculaire. On a construit une section rythmique avec eux  qui permet ainsi d'accompagner la musique et les gens ne se rendent plus compte que la musique intitiale est enregistrée."...


A propos des chevaux
"Les chevaux sont toujours la base du Théâtre Zingaro et on en a quelques petits nouveaux, comme les cavaliers. 
A la base ce sont des chevaux argentins et puis après comme tout spectacle de Zingaro, il y a des chevaux de toutes les races. 
Je ne recherche pas un cheval particulier pour remplir une performance... 
Mon état d'esprit, c'est plutôt que  une fois que les chevaux sont là, c'est à charge pour moi de savoir les observer, de savoir ce qui est intéressant de faire avec eux, avec qui les associer, quels couples vont-ils former avec les cavaliers, et quelle émotion va plutôt ressortir chez eux (leur gentillesse, leur force, leur douceur, leur sérieux ou au contraire leur fougue).  
Les chevaux font bien sûr partie de la Compagnie." ... 
Il faut savoir que un spectacle de Zingaro se joue environ 170 fois par an, c'est beaucoup et c'est ce qui faut pour faire vivre la Compagnie. Et je le dis souvent : Zingaro est comme un vélo, s'il n'avance pas, il tombe. Heureusement qu'on a un public très très large qui nous sauve, mais c'est une machine qui est très difficile à faire tourner, car on ne peut jamais s'arrêter. Parce que les chevaux, il faut les travailler tous les jours." ...

Est-ce que vous avez toujours un rôle de cavalier et d'acteur dans ce spectacle ?
Je ne joue pas dans CALACAS, je suis bien sûr présent dans la Compagnie même si je ne suis pas présent physiquement dans le spectacle pour deux raisons :
- l'une parce que de temps en temps, j'ai besoin de m'extraire pour faire de nouveaux projets (et  avec l'académie et même si je suis tout le temps dans Zingaro, je sais que j'ai la possibilité d'être ailleurs),
- et puis aussi pareillement, depuis 4 à 5 ans, je fais des projets où je  me mets plus en  danger personnellement sur des projets que je fais sur scène, plus intimes.   Ce ne sont pas des projets que je peux faire au sein de Zingaro car ils sont  souvent liés à des rencontres avec des personnes rares qui ne seraient pas disponibles pendant trois ans et demi... 

A propos de l'espace scénique
L'espace scénique pour  CALACAS est assez spectaculaire. A chaque spectacle maintenant j'essaie d'avoir une scénographie qui corresponde au thème à peu près et j'essaie également de varier parce que cela  fait près de trente ans que je tourne en rond. Donc j'ai tout essayé, en haut, en bas,en l'ai sous la neige, dans l'eau... Et comme il se trouve que ce projet là parle de danse macabre, de la fête de la mort, l'idée c'était de faire deux espaces : l'un qui soit entre ciel et terre et l'espace tellurique au sol. Donc on a une piste centrale, l'espace tellurique au sol plus classique et puis l'on a une piste suspendue en l'air qui permet d'avoir ds chevaux qui galopent entre ciel et terre. 
C'est un espace scénique qui a été assez audacieux à concevoir parce que cela ne s'est jamais fait.
On a donc un rapport sur le cercle et un rapport presque frontal avec une piste entre ciel et terre, presque en dehors de son champ de vision... Cela nous a permis aussi de faire un travail de volants de cavaliers qui sont un peu en suspension entre les deux."...

Dans la Tradition de Zingaro
"C'est un spectacle dans la tradition de ce que fait Zingaro et c'est un peu aussi notre force parce qu'on s'adresse à un public très large. Moi j'ai toujours dit, la force du vrai théâtre populaire, c'est d'être très exigeant dans sa démarche et d'être perçu  par tous les publics. 
Donc comme à chaque fois, c'est un spectacle qui peut être vu, aussi bien par les enfants que par les adultes...
Pour moi, une oeuvre forte doit être aussi perçue par le monde des enfants." ... Bartabas


Théâtre équestre ZINGARO - BARTABAS : "CALACAS" à Mulhouse en avril 2013 from La Filature - Mulhouse on Vimeo.

MULHOUSE en symbiose avec Zingaro
Sous l'impulsion de Jean ROTTNER, Maire de Mulhouse, cet événement a pour ambition de faire de Mulhouse, une place de choix au coeur de l'Europe en matière de créativité et d'offre artistique.
La venue de Zingaro à Mulhouse constitue un fait sans précédent, qui intègre et synthétise parfaitement la politique culturelle menée par la ville de Mulhouse, articulée autour de deux orientations majeures :
Toucher tous les publics
"Pour tous les goûts et toutes les envies", la Ville de Mulhouse veille en permanence a être en phase avec les attentes des publics en organisant de grands rassemblements populaires et festifs. Le credo de la Ville : faire rayonner Mulhouse en proposant diverses actions culturelles capables d'éveiller la curiosité et satisfaire tout un chacun.

Mener une politique culturelle orientée vers des "pôles d'excellence"
Ville disposant de structures culturelles importantes,  Mulhouse sait croiser les disciplines comme les publics à travers de multiples rendez-vous singuliers et porteurs d'ambitions culturelles à l'image de grands festivals, amenant à faire de Mulhouse un pôle d'excellence artistique et culturel !
Le Théâtre Équestre de Zingaro intègre, de fait, ces deux aspects, avec une communion, une adhésion des publics autour de propositions artistiques dont la qualité et la créativité s'avèrent indéniables aux yeux du plus grand nombre.

Source : Conférence de presse Zingaro -  Ville de Muhouse - La Filature - Terre d'Info