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Published On:14 févr. 2013
Posté par RICO richard

Les industries alimentaires d’Alsace souhaitent devenir le fleuron de l’économie alsacienne et détenir une position leader en France et à l’international


L’ARIA prépare son nouveau plan stratégique pour 2013-2017 et insuffle un nouvel  élan pour les industries alimentaires d’Alsace.

LES ENJEUX ECONOMIQUES DE L’INDUSTRIE ALIMENTAIRE EN ALSACE
Le contexte actuel
Dans un contexte économique érodé par la crise, l’Alsace reste une région atypique du fait du poids de l’industrie dans son économie.
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Source image Aria Alsace

2ème secteur industriel de la région, l’industrie alimentaire représente 16% de la valeur  ajoutée alsacienne contre 11% au niveau national.
De par son développement historique dans la région, l’industrie alimentaire a poursuivi ses investissements (162,5 millions d’euros en 2011 et 134 millions en 2012) marquant ainsi  son ancrage territorial. C’est une industrie qui ne délocalise pas ou très peu.
Au contraire, elle fait preuve de beaucoup de dynamisme dans sa recherche de sources de financements et surtout, en innovant constamment et en se déployant à l’international, plus  qu’au niveau national (9% en région contre 7% au niveau national). La balance  commerciale de l’alimentaire est excédentaire et en Alsace, plus que dans le reste de la  France car les produits alimentaires d’Alsace véhiculent une image de qualité.
Les entreprises familiales peuvent être parfois confrontées à des problèmes de  transmission mais le taux de faillite ou de disparition est très faible.
Toutefois, elles connaissent un taux de marge réduit historiquement bas (perte de 13 points  entre 2008 et 2013) et ce, en raison d’une flambée des matières premières qui ont atteint des niveaux record. A cela, se sont ajoutées la hausse de 160% des droits d’accise sur la  bière et la nouvelle taxe sur les transports.
L’ARIA a interpellé les Ministres et l’ensemble des élus alsaciens sur ces différents sujets  (crise des œufs, hausse du blé et de la farine, hausse du cours du porc, droits d’accises  sur la bière et taxe sur les transports). Ces derniers se sont fortement mobilisés mais sans  grand résultat malheureusement, les négociations de début d’année avec la grande  distribution n’ayant pas pu aboutir à une répercussion totale de ces coûts qui pèsent très  lourdement sur la trésorerie des entreprises et ont très largement erroné leurs marges.
Les perspectives
Le bilan de l’industrie alimentaire est malgré tout moins alarmant que pour d’autres  secteurs mais une persistance de la montée des matières premières risque de fragiliser  certaines entreprises, notamment les plus petites, celles dont la grande distribution est le  client principal et qui n’exportent pas ou peu.
C’est pourquoi l’Etat et la Région Alsace ont désigné l’industrie alimentaire comme l’un des secteurs-clés de leur développement économique de demain sur les axes stratégiques de  la nutrition, de la santé, de l’innovation et de l’exportation, leviers de sa compétitivité.
Pour soutenir le secteur, l’industrie alimentaire a bénéficié d’un contrat d’objectifs de la Région Alsace en 2009, puis d’une labellisation grappe d’entreprises par la DATAR en  2010.
Des moyens importants ont été dédiés aux axes stratégiques cités plus haut, auquel s’est  ajouté l’ancrage territorial en 2011.
La jeune grappe alimentaire d’Alsace, portée par l’ARIA depuis 2010, termine avec succès  son premier contrat d’objectifs 2010- 2012. 
Grâce à son existence depuis 1994,  l’ARIA a pu assurer la gouvernance de la grappe des entreprises alimentaires et les 9 actions définies lors de  la labellisation qui ont  toutes  rencontré l’intérêt des entreprises du secteur qui se sont dès le départ fortement  mobilisées. Plus de 80 entreprises ont participé aux différentes actions et groupes de  travail.
2013 sera une année de transition et ce, pour deux raisons :
 L’ARIA doit préparer avec les entreprises membres de la grappe et ses partenaires 
- la CCI Alsace et les CCEF d’Alsace pour l’export
- Alsace Innovation pour l’innovation, 
- la CCA et Alsace Qualité pour la filière et la certification des produits  d’origine contrôlée ou labellisés son nouveau plan stratégique 2014-2017 dans une vision prospective intégrant les 
ruptures technologiques qui feront l’industrie alimentaire du futur.
 Les financeurs ont changé leurs modalités d’intervention vis-à-vis des  grappes/pôles/clusters à partir de 2013 et un nouveau modèle économique doit  être appliqué visant à atteindre à horizon 3 ans, un autofinancement de 50%, et donc moins de fonds publics.
La jeune grappe alimentaire d’Alsace va devoir faire face à des problèmes de budget pour  soutenir la pérennité et la compétitivité de ses entreprises et ce, malgré les résultats plus que positifs obtenus entre 2010 et 2012.

En matière d’innovation, les actions engagées en 2011/2012 vont être poursuivies en 2013  mais il n’a pas été possible d’en intégrer de nouvelles, en raison de ces contraintes  budgétaires.
En matière de soutien à l’exportation, notamment pour encourager davantage d’entreprises  primo-exportatrices, les soutiens publics risquent là aussi d’être diminués alors que  d’autres pays européens soutiennent fortement et individuellement les entreprises qui se  développent à l’international.
Au niveau national, la présence de la France sur les grands salons se réduit comme une  peau de chagrin depuis 2008, alors que des pays émergents comme la Turquie ont des  stands colossaux.
Le Ministre de l’agriculture, de l’alimentation et de la forêt, conscient des enjeux qui  touchent notre industrie, a lancé à l’automne dernier les rencontres régionales de  l’alimentation et du bois dans toutes les régions de France.
En Alsace, 4 ateliers thématiques ont été organisés :
- Exportation
- Innovation et R § D dans la filière
- Emploi, formation et attractivité des métiers
- Stratégies collectives et relations au sein des filières
L’objectif de ces rencontres est de recenser auprès des professionnels des propositions de  mesures concrètes pour améliorer la compétitivité des entreprises alimentaires françaises. 
Ces propositions de mesures, une fois rassemblées et communiquées aux Ministres,  devraient alimenter un plan national qui sera dévoilé en mai 2013.

Ces thématiques sont celles des 4 axes stratégiques de la grappe, l’ARIA a d’ores et déjà  pu faire remonter des propositions de mesures très concrètes issues également de son expérience de travail et d’actions collectives menées sur le terrain avec les industriels.
Les IAA d’Alsace ont des attentes très fortes vis-à-vis de ce plan d’actions pour disposer des moyens nécessaires pour innover davantage et être très fortement présentes à l’international, individuellement mais aussi collectivement tirées par une image à nouveau  forte de la France qui jouit toujours d’une notoriété mondiale en matière de gastronomie  qu’elle doit exploiter au mieux pour ne pas perdre d’importantes parts de marchés en faveur de pays émergents ou d’autres pays gastronomiques qui n’ont pas baissé leurs investissements promotionnels à l’international

BILAN 2012 ET PLAN D’ACTIONS 2013
Les actions 2012 et 2013 continuent de s’inscrire dans les 4 axes stratégiques de la grappe  et du contrat d’objectifs.
AXE 1 : INNOVATION
Programme NOVIAA
Suite à une journée innovation qui s’est déroulée en avril 2011 qui a rassemblé plus de 40 entreprises, le besoin de mettre au point un programme de formation en matière de  structuration de l’innovation a émergé.
L’ARIA a identifié un groupe de 4 consultants qui a développé le programme NOVIAA1 en  2011 autour de 4 compétences :
- Diagnostiquer le processus d’innovation dans l’entreprise,
- Analyser les processus d’innovation et les structurer,
- Intégrer l’innovation dans le process industriel,
- Accompagner le dirigeant et son équipe dans la stratégie d’innovation.
Le programme a été lancé début 2012 avec un grand succès : 10 entreprises ont adhéré à  ce programme qui est en cours de finalisation. Les participants ont d’ores et déjà exprimé  leur grande satisfaction sur la qualité de ce programme mais surtout sur l’utilité qu’il apporte dans la structuration de la gestion de l’innovation au sein de leurs entreprises.
Le programme comprend des phases collectives mais aussi des phases individuelles qui  permettent d’avoir à chacune d’elle une approche sur mesure.
L’enthousiasme généré par cette première version de NOVIAA a amené l’ARIA à  reconduire NOVIAA mais dans une version plus légère en termes d’investissement temps  pour les dirigeants, plus adapté à des entreprises de plus petite taille.
NOVIAA2, qui va être lancé, dispose d’un cœur de modules reprenant les grands principes de NOVIAA1, et des modules adaptables à la taille de chaque entreprise. De nombreuses  entreprises sont prévues pour réaliser NOVIAA2.
NOVIAA1 se terminera en avril/mai 2013 et NOVIAA2 démarrera en juin 2013.
NOVIAA2 sera présenté début mars à l’occasion de rencontres territoriales à  Strasbourg, Colmar et Mulhouse organisées par l’ARIA.
Programme USIT
Ce programme est basé sur une méthodologie exclusive et inventive pour résoudre des  problèmes de process ou de produits dans les entreprises par une méthode de créativité  unique. Ce programme sera lancé en même temps que NOVIAA2.
3 entreprises de l’ARIA ont été récompensées lors des Trophées de l’Innovation : Valfleuri pour ses Pat’atouille, Nature et Innovation son Crispy Fruit et Coco LM pour  ses Mini-Kougs.

AXE 2 : NUTRITION ET COPRODUITS
Les audits nutritionnels
20 audits  nutritionnels ont été réalisés par AERIAL, le CRITT alsacien spécialisé dans l’alimentaire. Ces audits ont pour objectif d’accompagner les entreprises dans l’optimisation  des recettes de leurs produits, notamment par rapport aux impératifs de nouvelles teneurs en sel, sucre et matières grasses.
Une autre étude nutritionnelle collective a été menée avec 9 industriels de la charcuterie sur les valeurs nutritionnelles de la knack (étude PRONUT)
En 2013, il est prévu d’animer le réseau des entreprises ayant participé à ces audits afin de partager leurs expériences et de les accompagner dans le développement nutritionnel et sensoriel de leurs produits.
Une collaboration avec le pôle de compétitivité Nutrition/Santé VITAGORA de Bourgogne afin d’anticiper les évolutions nutritionnelles et d’élaborer une stratégie collective de  produits innovants en renforçant la collaboration avec la recherche et le transfert de  technologie.
Cette collaboration permettra à l’ARIA de mettre en place un outil de veille prospectif sur les nouvelles tendances de consommation et d’élaborer la partie « Innovation/Nutrition » de  sa stratégie 2014/2017.
Les coproduits
L’étude de caractérisation des molécules d’intérêt dans le jus de choucroute menée en collaboration avec 9 des 13 choucroutiers d’Alsace a été achevée à l’automne 2012.
3 familles de molécules d’intérêt ont été identifiées et une étude de marché a été lancée  pour quantifier et analyser les débouchés économiques potentiels.
D’ores et déjà, un grand laboratoire cosmétique a émis un intérêt pour l’une des familles de molécules.
L’étude de marché sera présentée aux choucroutiers début mars.
En  fonction des hypothèses retenues, les choucroutiers ont déjà donné leur accord pour  mener l’étude de faisabilité industrielle.
A noter que la choucroute d’Alsace va prochainement bénéficier d’une IGP.
Le groupe d’entreprises qui avait travaillé sur les filières de coproduits à valoriser en 2011 avait identifié celle des noyaux de fruits comme ayant un fort potentiel de valorisation après le jus de choucroute. Faute de budget, cette action a été supprimée pour 2013. 
L’ensemble du programme Innovation/Nutrition/Coproduits fait l’objet d’une convention de partenariat avec Alsace Innovation. Le programme est élaboré en  commun et mis en œuvre par une chargée de mission mise à disposition de l’ARIA à  50%.
Une nouvelle convention pour 2014/2017 va être prochainement annoncée, renforçant le cadre de ce partenariat.
Pour la partie coproduits, les actions sont copilotées avec Alsace Qualité et la  Chambre d’Agriculture d’Alsace.

AXE 3 : EXPORT
La stratégie export est définie au sein de la commission export de l’ARIA en partenariat  avec la cellule CCI export et la cellule salons professionnels de la CCI.
Les entreprises choisissent collectivement les marchés cibles et les actions collectives qu’elles souhaitent mener.
Les actions individuelles
En 2012, 10 primo-exportateurs ont bénéficié d’un diagnostic export. Cet accompagnement  vise à identifier des entreprises primo-exportatrices et à les accompagner dans la mise en  place de leur stratégie export.
En 2013, l’objectif est identique et sera renforcé par un nouveau partenariat avec les CCEF d’Alsace qui sera officialisé le 15 février prochain dont l’expertise pourra être dédiée à  l’émergence et au besoin en conseils des entreprises primo exportatrices.
Les actions collectives commerciales
Les acheteurs des 6 principales enseignes internationales (Suisse, Allemagne, pays Bas et Luxembourg) ont été rencontrés.
5 entreprises ont ainsi été nouvellement référencées chez EDEKA en Allemagne et 12  entreprises ont été retenues pour une opération collective chez MATCH Benelux au mois de décembre 2012.
En 2013, de nouvelles rencontres acheteurs sont programmées sur de nouveaux pays (Espagne, Italie) et des premières approches de marchés plus lointains vont être entreprises.
Les salons
2012
 Le SIAL 
L’édition 2012 a rencontré un vif succès : 30 entreprises ont partagé un stand collectif de  420M2, le plus grand stand régional du SIAL.
Le stand disposait d’un restaurant et d’un espace accueil collectif et a été entièrement  conçu aux couleurs de la marque « Savourez l’Alsace ». Les entreprises ont été très satisfaites des retombées commerciales, notamment à l’international.
2013
 ANUGA (Cologne) et PLMA (Amsterdam) 
Le nombre d’entreprises participantes ayant augmenté depuis les éditions 2011, l’ARIA  mettra en valeur la présence de l’Alsace sur ces salons, en organisant des événements en amont et pendant les salons. Le stand collectif sera aux couleurs de « Savourez l’Alsace ».
2014-2015
L’ARIA renforcera sa présence lors de l’édition EGAST 2014 en proposant des animations  et des dégustations des produits « Savourez l’Alsace ».
30 entreprises ayant participé au SIRHA à Lyon en janvier 2013, une participation collective  est programmée pour l’édition 2015, le SIRHA présentant l’avantage de développer de nouveaux circuits de distribution (CHR, RHF) en France mais de plus en plus à l’international (plus de 30% des visiteurs en 2013). Le stand collectif sera aux couleurs de « Savourez l’Alsace ».
L’ARIA et la CCI export vont renforcer leur partenariat en travaillant ensemble sur la  stratégie export 2014-2017 pour renforcer l’excédent de la balance commerciale des  IAA en Alsace, plus élevé qu’au niveau national.
Lors des Trophées Export de la CCIRA, l’entreprise Colin Ingrédients a reçu le  trophée «Entreprise à fort potentiel».

AXE 4 : L’ANCRAGE TERRITORIAL
La marque Savourez l’Alsace
La marque bannière alimentaire « Savourez l’Alsace » a été lancée à l’été 2012.
Le cahier des charges, élaboré avec Alsace Qualité, a été finalisé  en décembre.
La campagne d’accréditation a été lancée fin 2012 et les dossiers sont en cours  d’instruction.
Il est très important de rappeler que la marque « Savourez l’Alsace » a été développée conjointement à la démarche de la marque territoriale Alsace.
Les entreprises alimentaires doivent demander à être partenaire de la marque Alsace  avant de pouvoir être accréditées à la marque « Savourez l’Alsace ».      
Toutefois, tous les accords donnés par la Région aux entreprises alimentaires doivent avoir l’accord de l’ARIA et sont adressées à l’ARIA pour suivre la démarche  d’accréditation Savourez l’Alsace.
L’ARIA va se doter de nouveaux outils de promotion et de communication pour mieux faire connaître les IAA d’Alsace, les actions de la grappe menées en faveur des entreprises ainsi  que tous les produits « Savourez l’Alsace ».
Un nouveau site internet sera en ligne d’ici fin mars, une campagne de  communication  et relations presse va être lancée, avec le soutien des entreprises.
Des mini-salons et des opérations de promotion collective sont en cours de finalisation avec la grande distribution au niveau national avec 3 enseignes  différentes.
2 nouveaux  groupes de travail
 Nouveaux réseaux de distribution
L’ARIA a également lancé une réflexion sur de nouveaux circuits de distribution et 2  nouveaux réseaux seront testés collectivement en 2013.
 Mutualisation des achats
La compétitivité et l’ancrage territorial réside aussi dans la capacité des entreprises à s’unir  pour optimiser leurs coûts de revient et favoriser, lorsque cela est possible, les fournisseurs  régionaux.
Un groupe sur la mutualisation des achats non stratégiques va être lancé courant mars.
Et enfin, « L’industrie alimentaire d’Alsace a du cœur »
L’ARIA a noué un partenariat avec les Restos du Cœur du Bas-Rhin et du Haut-Rhin pour organiser la collecte de denrées alimentaires auprès des entreprises membres. Voici le  nom des entreprises participantes : Mars Chocolat France, Les Produits de la Cigogne, Charcuterie Iller, Météor, Raifalsa  Alélor, Schneider-Baltic, Sautter Pom’or, Le Pic, Klein Wanner, Heimburger, Fromagerie  Haxaire, Schaal Chocolatier.
Source : Communiqué ARIA Alsace

EN SAVOIR PLUS :
L’ARIA Alsace (Association Régionale des Industries Alimentaires) fédère plus de  120 entreprises issues du secteur industriel alimentaire alsacien. Elle a obtenu le label « grappe  d’entreprises » en janvier 2011  pour le programme d’actions qu’elle met en œuvre aux  bénéfices des entreprises du secteur selon les quatre axes stratégiques  suivants :  l’innovation, la nutrition, l’export, l’ancrage territorial.

A propos de l'auteur

Posté parRICO richard le jeudi, février 14, 2013. Tags , , , , , , . Vous pouvez suivre tous les billets de cette entrée à travers RSS 2.0.

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A l'origine d'Alsagora, StartHop, une scop de 2 associés et qui intervient dans le champ de la création d'entreprise et du développement de projets économiques et solidaires sur le territoire de l'Eurodistrict.

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