31 oct. 2012

Hausse du prix des matières premières : L’ARIA Alsace tire la sonnette d’alarme !

L’ARIA, l’association en charge depuis près de 20 ans de la promotion de la filière alimentaire d’Alsace présidée par Manou Heitzmann-Massenez, se mobilise pour attirer l’attention du gouvernement et des parlementaires sur la situation de crise que vivent de nombreux industriels utilisant de la farine ou de la viande de porc.
Confrontées à des coûts qui augmentent (matières premières mais aussi transports, énergies, charges sociales, impôts et taxes) et à des conditions de négociations très difficiles avec les distributeurs, les entreprises voient leurs marges baisser dramatiquement avec une accélération notable depuis fin 2008.
Le prix du blé a augmenté de près d’un tiers depuis le début de l’année 2012, avec une flambée spectaculaire en juillet et en août (respectivement de +20% et de +29%). Les céréales qui fluctuent au gré des cours mondiaux étant la cible de spéculations sauvages qui dérèglent la filière alimentaire. Pour de nombreuses entreprises (biscuitiers, fabricants de pains, pâtes et pâtes ménagères), la farine peut représenter jusqu’à 40% du coût de revient des produits, une incidence tarif que la Grande Distribution – souvent leur principal client – refuse de répercuter sur les prix de vente au prétexte de la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs et sous couvert de la Loi LME qui doit sérieusement être réformée.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

De même, on assiste à une hausse historique des prix du porc en raison de la baisse de la production européenne de viande porcine (résultant des mises aux normes imposées par l’entrée en vigueur d’une directive sur les conditions d’élevage des truies gestantes), de la hausse des coûts de l’alimentation animale et de la demande en hausse des pays émergents.

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Les industriels de l’alimentaire sont ainsi confrontés à une double difficulté : celle de devoir payer leurs fournisseurs à la livraison de la matière première alors que leurs clients les paient, au mieux, à 30 ou 60 jours fin de mois. Leur trésorerie est très lourdement mise à mal, certaines entreprises étant d’ores et déjà en difficulté.
Il n’est pas soutenable que le rapport de force entre fournisseurs et clients ne puisse pas être, au moins en partie, rééquilibré. Pourquoi serait-il inconcevable que le consommateur contribue lui aussi à amortir une partie de ces hausses vertigineuses, ce même consommateur étant par ailleurs un salarié de nos industries alimentaires – 2ème secteur industriel français – qui se retrouvera peut-être demain au chômage si le gouvernement laisse la situation se dégrader ainsi.
L’ARIA Alsace demande qu’une réunion de crise soit organisée au plus haut niveau de la République entre les autorités ad hoc, les représentants des industriels et ceux de la Grande Distribution pour mettre à plat cette situation qui ne peut plus durer.
Source : Communiqué de presse ARIA Alsace


EN SAVOIR PLUS
 L’ARIA-ALSACE (Association Régionale des Industries Alimentaires) regroupe plus de cent entreprises du secteur alimentaire dont les acteurs les plus significatifs.