29 oct. 2012

Découvrez "ECO HOME", l'exposition inédite du Musée EDF Electropolis de Mulhouse !

Une nouvelle exposition intitulée "ECO HOME : Habiter aujourd'hui les maisons d'hier"  est ouverte au Musée EDF Electropolis de Mulhouse depuis le 26 octobre
Cette exposition, entièrement conçue par le Musée EDF Electropolis, s'y tiendra jusqu'au 31 mars 2013. 
Le parcours proposé souhaite démontrer qu'il est possible de concilier architecture traditionnelle et confort moderne et explique comment, concrètement, nous pouvons améliorer l'efficacité énergétique dans notre habitat pour réaliser des économies d'énergie et limiter les émissions de CO2.
La nouvelle exposition ECO HOME sensibilise le visiteur aux différentes technologies de la rénovation basse consommation de l’habitat individuel, dans le contexte architectural alsacien.
Vivre dans un endroit sain, confortable et agréable à l’intérieur comme à l’extérieur est devenu au fil des années un enjeu important.

Avec l’augmentation du coût des énergies fossiles et les enjeux liés au réchauffement climatique, l’habitat est aujourd’hui repensé pour allier confort et économies d’énergies.
Parce que la consommation d’énergie dans le secteur de l’habitat individuel représente plus de 40 % de l’énergie totale consommée, de nouvelles techniques et de nouvelles normes de rénovation des bâtiments ont été mises au point, afin d’en faire des habitats peu gourmands en énergie : des Bâtiments Basse Consommation ou BBC.

A travers quatre types d’habitations individuelles représentatives, ECO HOME donne au visiteur les clés d’une rénovation basse consommation du patrimoine bâti alsacien. 
Le parcours proposé démontre qu’il est possible de concilier architecture traditionnelle et confort moderne et explique comment, concrètement, nous pouvons améliorer l’efficacité énergétique dans notre habitat pour réaliser des économies d’énergie et limiter les émissions de CO2.
Suivez le guide !

Maisons d’hier, confort d’aujourd’hui et économies d’énergie
Le patrimoine bâti alsacien est riche et retrace l’histoire de la région, des villes et des villages, selon les époques et les activités qui s’y sont développées.
Ces bâtiments, qui font partie de notre patrimoine historique, ont été construits dans des matériaux et selon des techniques propres à leur époque. Afin d’en préserver les caractéristiques tout en y intégrant la qualité de confort actuel, chaque bâtiment nécessite des matériaux et des techniques de rénovation différentes pour en faire un habitat BBC.
C’est ce que l’exposition ECO HOME propose de découvrir, en prenant pour exemple concret quatre constructions représentatives de quatre époques de construction qui ont changé, chacune à leur tour, le visage des rues des agglomérations alsaciennes : une construction du 19e siècle, une maison des années 1930, une maison des années 1950 et un pavillon des années 1970.
Rénover une maison existante présente l’avantage de préserver une grande partie du travail de construction, réalisé il y a plusieurs dizaines d’années voire plusieurs siècles.
L’économie d’énergie grise (ensemble de l’énergie utilisée pour la fabrication d’un matériau depuis sa conception jusqu’à sa fin de vie, recyclage compris) est alors importante, car, dans une maison, l’énergie grise se cache dans les matériaux structurants qui la composent : charpente, dalles de béton, briques, fenêtres, système de chauffage,… L’enjeu est donc de taille, presque un défi !

Maisons, maquettes et matériauthèques
Parce qu’il n’y a rien de mieux que des réalisations de terrain, l’exposition ECO HOME a choisi de présenter des réalisations concrètes.
Chaque maison est replacée dans son contexte historique, ce qui permet d’en comprendre les choix architecturaux, les matériaux employés et les équipements de base qui en composaient l’intérieur d’origine.
Chacune des quatre « maisons d’époque » est reproduite grâce à de grandes maquettes, présentant à chaque fois en vis-à-vis les pans de murs d’origine et les pans de murs une fois rénovés. Il devient ainsi facile de comprendre comment la rénovation BBC a été possible et quels ont été les matériaux employés.
Afin d’en savoir plus sur les matériaux composant ces bâtiments, une matériauthèque présente les spécificités des différents matériaux employés.
A l’issue de l’exposition, les visiteurs sont invités à se questionner sur leurs habitudes et à s’engager un peu plus dans la voie des économies d’énergie.

4 ÉPOQUES A REVIVRE !

1 - La maison alsacienne du 19ème siècle
Les maisons alsaciennes du 19ème siècle sont habituellement compactes et orientées au sud, pour profiter au maximum de la lumière et de la chaleur du soleil. Ces bâtiments ne sont pas étanches à l’air : les fenêtres sont volontairement petites au Nord et à l’Est pour limiter les pertes de chaleur. Peu isolés, les murs laissent facilement pénétrer le froid, et le toit laisse s’échapper une partie de la fumée de cuisine, qui se fait au feu de bois.
Le bois, principale source d’énergie, reste coûteux. L’habitant se voit ainsi contraint d’adapter son mode de vie au rythme des saisons et d’économiser l’énergie. Le système de chauffage au bois permet de chauffer la pièce à vivre appelée « Stub » et la chambre attenante des parents. Certaines maisons ont une « Kunscht », installée de part et d’autre du mur qui sépare la cuisine et la Stub : côté cuisine se trouve le foyer, servant à la cuisine, et côté Stub une maçonnerie d’une ou plusieurs banquettes en pierre. Un système de chicanes reliant les deux éléments permet la circulation dans les banquettes des fumées chaudes provenant de la cuisine qui s’évacuent ensuite par le « mur à feu ». La chaleur ainsi récupérée permet d’économiser du bois de chauffage.
La rénovation BBC
Dans cette maison, on privilégie les matériaux naturels. Les murs des maisons à colombages sont souvent constitués de matériaux sensibles à l’humidité. Les isolants naturels laissent les murs respirer afin d’éviter l’apparition de moisissures.
L’isolation du toit se fait à l’intérieur en conservant les tuiles. Le procédé d’isolation consiste à ajouter une épaisseur d’isolant sous la toiture en fixant des poutres en « T » qui servent de support de fixation.
Le système de ventilation double flux renouvelle l’air grâce à un système de récupération des calories de l’air sortant vers l’air entrant. Les filtres, indispensables pour préserver le bon fonctionnement de l’installation, assurent également un air pur dans la maison. Idéal pour les personnes sujettes aux allergies !
Le choix d’un poêle à bois complété par des radiateurs électriques rappelle un mode de chauffage traditionnel le « Kachelofen ». Les radiateurs électriques constituent un chauffage d’appoint appréciable à la mi-saison.

2 - 1930 : la maison de ville de l’entre-deux-guerres
La construction d’origine
Avec l’amélioration des techniques de fabrication et des matériaux, les constructions de l’entre-deux-guerres deviennent plus hermétiques et le développement du chauffage central permet de chauffer toutes les pièces. L’éclairage et les premiers appareils électroménagers font leur apparition dans un nouveau mode de vie qui s’éloigne du milieu naturel et des saisons.
A partir de cette époque, plusieurs types d’énergie vont cohabiter dans l’habitat : le charbon (ou houille) dont le prix est très avantageux, le bois, le gaz et l’électricité, dont la consommation gagne du terrain grâce à la construction de nouvelles centrales hydrauliques, notamment sur le Rhin.
Outre l’éclairage, principale application de l’électricité chez les particuliers, l’eau chaude électrique fait son apparition dans certaines maisons. Afin d’écouler la surproduction d’électricité fournie la nuit par le tout nouveau barrage de Kembs sur le Rhin, on invente le tarif de nuit, plus avantageux. Les compagnies d’électricité alsaciennes investissent alors dans la fabrication de chauffe-eau électriques et de cumulus à accumulation.
La rénovation BBC
Le choix de l’isolation intérieure des murs s’impose en cas de contraintes architecturales et si l’on souhaite préserver le style de ces maisons.
Lorsqu’elle est possible, l’isolation par l’extérieur avec du polystyrène expansé sera privilégiée car plus efficace et permet aussi de « relooker » sa maison. Le froid en hiver et la chaleur en été n’atteignent même plus les murs car ils sont immédiatement bloqués par l’isolant. A l’intérieur, les murs en brique accumulent la chaleur et continuent d’irradier même quand on baisse le chauffage.
La rénovation complète du toit avec de nouvelles tuiles permet la mise en oeuvre d’une isolation maximale en sur couverture appelée « sarking ».
Une chaudière à condensation au gaz assure le chauffage et fournit l’eau chaude sanitaire.


3 - 1950 : la maison de la reconstruction
La construction d’origine
Facilement reconnaissable par son architecture sobre et compacte, les maisons reconstruites après la deuxième guerre mondiale sont très répandues dans les villes ayant subi de lourdes destructions. Ces maisons sont généralement construites en briques creuses, sur des fondations en béton et sont dépourvues d’isolation. Le système de chauffage qui va fortement se développer à cette époque est le chauffage au fuel, car très bon marché.
Après-guerre, le niveau du confort domestique va franchir un nouveau seuil. Il passe désormais obligatoirement par l’électricité et en 1950, il rime avec lumière, surfaces lisses, chauffage central et eau chaude courante. La période des « Trente Glorieuses » se caractérise par la multiplication des applications de l’électricité et de ce fait, par une forte augmentation de la consommation d’énergie.
Au début des années 1960, les consommateurs sont incités à adopter le compteur « bleu ». Celui-ci, plus puissant permet d’assurer l’alimentation en électricité des nombreux appareils électroménagers que l’on ne compte plus dans la maison. C’est également un excellent moyen d’inciter les abonnés à augmenter leur consommation d’électricité…
La rénovation BBC
Pour améliorer l’isolation de ce type de maison, l’isolation extérieure est largement privilégiée.
Les panneaux de fibre de bois, excellent isolant thermique et phonique, sont fabriqués à base de déchets de bois, ce qui en fait un matériau très écologique. Ces panneaux constituent des caissons dans lesquels on insuffle de la ouate de cellulose qui comble les espaces.
Le chauffage central au fuel est conservé et l’eau chaude sanitaire s’obtient grâce à un ballon thermodynamique équipé d’une pompe à chaleur qui récupère les calories de l’air ambiant.
Suivant l’orientation de la maison, on peut choisir des fenêtres en triple vitrage du côté Nord et à l’Est et des fenêtres en double vitrage au Sud et à l’Ouest. Ces dernières sont associées à des volets, pour atténuer la chaleur en été.



4 - Le pavillon des années 1970
La construction d’origine
Généralement construites en briques creuses sur un sous-sol en béton armé, ces maisons à un niveau possèdent le plus souvent un toit à quatre pans et des combles perdus sur une dalle en béton. D’autres maisons construites de la même manière possèdent un étage et un toit à deux pans.
L’utilisation de la brique creuse possède l’avantage d’alléger la construction et d’isoler grâce à l’air contenu dans ses alvéoles. Malgré tout, ces maisons ont la réputation d’être des passoires thermiques : la chaleur s’en échappe par les endroits non-isolés.
A cette période, la consommation des ménages va en augmentant et avec elle, la consommation d’énergie. Le charbon et le bois disparaissent peu à peu, au profit du gaz et de l’électricité. La cuisinière électrique essaye de s’imposer face à la cuisinière au gaz de ville ou en bouteille. Les appareils de cuisson périphériques se multiplient : rôtissoire, four mural, plaques de cuisson… En 20 ans, la consommation d’électricité a quintuplé et entre 1963 et 1965, la facture d’électricité à équipement constant a baissé de 20%.
Autrefois chauffage d’appoint, le chauffage électrique intégré dans l’habitat neuf se développe à grand renfort de publicité et est très bien accueilli par le public. Malgré l’arrêt de la publicité pour raison d’économie d’énergie dès le premier choc pétrolier de 1973, il continue à se développer : en 1977, 40% des nouveaux logements sont équipés en chauffage électrique.
La rénovation BBC
Dans ce type de maison, on pratique le plus souvent une isolation des murs par l’extérieur. Les combles perdus font l’objet d’une isolation de la dalle en béton.
La maison, devenue étanche à l’air est équipée d’une ventilation Hygro B munie d’un capteur d’humidité qui se met en marche automatiquement.
Le chauffage électrique devient performant et économique grâce à l’installation d’une pompe à chaleur. Des panneaux solaires thermiques fournissent l’eau chaude sanitaire.
Source : Dossier de presse ECO HOME


EN SAVOIR PLUS :

Informations pratiques sur l'exposition "ECO HOME"
« ECO HOME : Habiter aujourd’hui les maisons d’hier » est une exposition conçue par le Musée EDF Electropolis, en partenariat avec l’Ecomusée d’Alsace, le Musée Sundgauvien, le service des Archives de l’Ademe, les entreprises Alter’Eco-Logis, Bieber Bois, Bieber PVC, De Dietrich, Knauf, NGD, Wurry et Zehnder.
Elle a été réalisée avec le soutien du Groupe EDF, dans le cadre de la Convention de coopération pour le développement durable signée entre la Région Alsace, EDF et le groupe ÉS.
Du 26 octobre 2012 au 31 mars 2013 au Musée EDF Electropolis de Mulhouse.
Conception : Musée EDF Electropolis
Commissaire de l'exposition : Catherine Fuchs, conservateur en chef Musée EDF Electropolis
Commissaire associé : Gilles Thiriet, Programme Energie Alsace EDF
Conseiller scientifique : Guy Macchi, Eco-Musée d'Alsace
Scénographie : Atelier Nuagenuage, Epfig - Julien Decker
Design graphique : Atelier Nuagenuage, Epfig - Violaine Cousty
Montage Vidéo : Atelier Nuagenuage, Epfig - Pierre Loechleiter
Crédits photographiques : Dominique Schoenig, illustrateur – Médiathèque EDF/Marc Didier - Archives EDF – Musée Sundgauvien d’Altkirch/Jean-Paul Girard – Ecomusée d’Alsace – Atoll - EDF – Atelier Nuagenuage


A propos du Musée EDF Electropolis
L’aventure de l’électricité
Le musée raconte l’extraordinaire aventure humaine, technique et industrielle de l’électricité, au travers d’une muséographie originale, des animations et expériences «décoiffantes». Cette incroyable aventure débute dès l’Antiquité, traverse les siècles avec de nombreuses découvertes, théories et inventions… jusqu’à nos jours où tout est électrique !
La collection, unique en Europe, témoigne de la première aventure scientifique de l’électricité, de la révolution industrielle à la fin du XIXe siècle, des bouleversements de la société au cours du XXe siècle. Le chef d’oeuvre du musée est une exceptionnelle machine à vapeur alternateur Sulzer-BBC, dernier témoin de l’époque des Expositions Universelles, mise en scène plusieurs fois par jour au cœur d’un spectacle multimédia.

Musée EDF Electropolis - 55 rue du Pâturage - 68200 Mulhouse - Tél. : 03 89 32 48 50
reservations@electropolis.tm.fr
Horaires : Ouvert du mardi au dimanche inclus, de 10 h à 18 h - Fermé les lundis, 1er janvier, vendredi saint, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 et 26 décembre.
Accès : Ligne 3 du tram (direction Lutterbach) ou tram-train (direction Thann) - station « Musées », direct depuis la gare centrale de Mulhouse.